‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 51 sur 240 · LÉTHARGIE · texte numérisé non relu

LÉTHARGIE

connée de se livrer à la masturbation. Le clitoris était chez elle très prononcé. Le 13 décembre 1820, quatre mois après l’éruption des règles, la malade ressentit une céphalalgie intense, une grande sensi bilité et irritabilité; peu de sommeil, convulsions générales sans écume à la bouche; cinq ou six hommes ne pouvaient la contenir pendant ses accès, Au bout de trois semaines de cet état, la chorée se déclara; immédiatement après, la catalepsie et un véritable tétanos, puis survint la léthargie. Elle dura trois ou quatre jours et se répéta dix à douze fois. C’est en vain qu’on mit en usage tous les antispasmodiques et les calmants. Dars une dernière consultation, donnée par les premiers médecins de Vienne, Pierre Frank, Malfatti, Capellini, etc... on déclara que Ja malade, épuisée du côté des forces, ne laissait aucun espoir, et qu’elle n'avait que deux ou trois jours à vivre. En effet, le soir suivant, comme j'étais auprès de son lit (dit l’auteur du travail à qui nous empruntons cette observatidn), elle fait un mouvement, se lève, se jette sur moi comme pour m’embrasser , et retombe ensuite comme frappée par la mort. Pendant quatre heures elle me parut entièrement inanimée, et Je fis, avec MM. Frank et Schaëffer , tous les essais possibles pour allumer en elle une étincelle de vie. Ni miroir, ni plume brûlée , ni ammoniaque ; ni piæ

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