‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 75 sur 240 · CL · texte numérisé non relu

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aux adultes. On en a distingué chez l'homme deux espèces : (ænia armé, Où tœænia solium où à longs anneaux. Sa tête esltr ès mince et hérissée de crochets; des deux bord libres de chacune de ses articulations, une seule est percée d’un pore. À

L'autre espèce est le {ænia lala, {œænia armé où

botriocéphale, à anneaux larges et effrant sur

chaque bord libre un pore correspondant à chaque articulation. Sa tête est dépourvue de crochets. Toutes ces espèces d’entozoaires se rencontrent … dans des circonstances trop différentes pour qu’on puisse les rattacher à quelque état de l’économie. Les symptômes auxquels ils donnent lieu pendant Ja vie sont tellement vagues, si souvent communs aux symptômes d’autres affections, qu’il est impossible de déclarer, d’une manière positive, la pré- as sence de ces entozoaires dans le tube digestif, si les matières fécales n’en présentent pas de traces (1).

Les acéphalocystes peuvent quelquefois être

rendues avec les évacuations alvines, après être pars N°

ties de différentes sources. Les auteurs en ont cité plusieurs exemples. Dans la plupart des cas elles

proviennent des poches formées dans l’intérieur du

(1) Consultez Brera, Traité des maladies vermineuses ;n précédé de lHistoire naturelle des vers et de leur origine dans le corps humain; traduit de l'italien, par Bertoli et.

Calvet. Paris, 1802, 1 vol, in-8°, avec fig.

ACÉPHALOCYSTES, 569

foie ou de la rate et rompues dans le duodénum ou le colon. Un des faits les plus curieux de ce genre, est celui que rapporte MT. Cruveilhier, dans le dictionnaie en 13 volumes. Une femme, âgée de cinquante-cinq ans, portait depuis plus de trente ans une tumeur dans l’hypochondre droit, lorsque, tout-à-coup, elle éprouve ua sentiment de déchirement dans cette région, et rend par l'anus des hydatides { évidemmert c'étaient des acéphalocystes } au nombre de quatre on cinq par Jour pendant plusieurs semaines. Comme ces vers avaient presque le volume d’un œuf, le bruit se répandit dans son quartier qu’elle pondait des œufs, et elle devint un objet de curiosité, etc.

Les concrétions caleuleuses se rencontrent plus souvent parmi Îles évacuations alvines, que parmi les matières des vomissements. Cest 1ci qu'il faut parler de l’observation rapportée dansles Archives de Medecine, t.x11, p. 432, et citée par M. Andral. Une femme, âgée de cinquante ans, fut prise

: d'une douleur vive vers l’hypochondre droit. Les jours suivants, se manifestèrent chez elle tous les symptômes qui annoncent un obstacle au libre cours des matières dans l'intestin, tels que hoquet,

| nausées, vomissement de matiéres fécales. ballonne- | ment du ventre, prostration rapide. Les symp-

tômes disparurent après que la malade eut rendu | 48.

oi a RL ST PR RE

5%0 CONCRÉTIONS CALCULEUSES.

par l’anus trois calculs, dont le premier avait la forme, la couleur et le volume d’une grosse chàtaigne , et le second Îa grosseur d’un œuf de pigeon; le troisième, de figure triangulaire, était aplati, et avait le même volume que le second. Ces calculs étaient en grande partie formés de cholestérine.

C’est ici le lieu de parler des cristaux microsCopiques que M. Schœnlein, un des plus célebres professeurs de l'Allemagne, a découverts dans les matières alvines de malades atteints de fièvre typhoïde (1). |

Ces cristaux sont diaphanes, fragiles, de forme variable, mais se laissant réduire à leur type primitif, qui est une pyramide rhomboïde ; ils se dis-

solvent dans l'acide sulfurique, nitrique ou hydroe- 9 Ÿ

chlorique. Ils se composent de phosphate, de sulfate

de chaux, et de sels de soude. M. Ehrenberg à rencontré des cristaux analogues dans le méconium. M. Müller, après de longues expériences, est parvenu à cette conclusion que, dans certains états morbides, on trouve assez souvent, dans les matières fecales, des cristaux épars, visibles quelquefois à l'œil nu. Enfin, M. Gluge, après avoir fait de nombreuses recherch2s à ce sujet, s’est assuré que les.

(1} Voyez la Gazette Médicale de Paris, tom. IV, n. 8,

ct tom, V, n. 16.

CRISTAUX MICROSCOPIQUES. 577 matières alvines contiennent des cristaux semblables, même à l’état tout-à fait normal, mais que leur volume est plus considérable dans les fièvres typhoïdes, que dans l’état de santé où il faut un grossissement de 250 diamètres pour les voir. On les trouve groupés en grand nombre. D’après M. Gluge, la composition de la bile est pour beaucoup dans la production des cristaux ; il en a trouvé presque toujours en grand nombre dans la bile de beaucoup de cadavres humains,

Enfin les matières fécales peuvent contenir des portions plus où moins longues d’intestins sans que cet accident soit nécessairement suivi d’une terminaison fatale. Les auteurs ont cité de nombreux

exemples de ce genre. Stevin (1) et M. Cayol (2) en ont rassemblé un assez grand nombre, Mais les faits les plus remarquables ont été recueillis dans ces dernières années. Dans l’un ; observé par MM. Legoupil et Delisle, une portion d'intestin de la longueur de quatorze à quinze pouces, en comprenant le bout inférieur de l'iléon, le cœcum en entier, et le commencement du colon, a été expulsée par l'anus chez un enfant de quatre ans et demi, MM. Rigal et Bouniol ont présenté à l’Aca-

(1) Recherches historiques sur la Hsttoscnée dans le

volvulus (Mémoires de l'Académie de chirurgie, vom, 4}.

(2) Traduction du Traité des hernies de Scarpa,

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