DÉJECTIONS INVOLONTAIRES
bosselée dans la région iliaque droite. Au bout de douze jours le malade expulsa la portion d’intesin, et tous les accidents disparurent.
L'excrétion des évacuations alvines est le plus souvent volontaire. Si la volonté n’est pas toujours maitresse de résister long-temps à la sensation du besoin de rendre les matières, elle résiste néanmoins pendant quelque temps, et les contractions nécessaires pour leur expulsion sont dirigées par elle.
Dans les maladies, on observe quelquefois des évacuations involontaires et surtout dans les affections qui compromettent le système cérébro-spinal, comme dans les hémorrhagies cérébrales intenses accompagnées de paralysie générale; dans les affections de la moelle épinière, dans les fièvres gra ves , elc., etc. El faut distinguer deux formes dans ce phénomène, savoir : l'évacuation involontaire qui
se fait à l'insu des malades, ce qui arrive presque toujours dans les affections comateuses, et l’évacuation dont les malades sentent la nécessité, mais qui, en raison de la paralysie ou de laffaiblissement des sphincters, se fait immédiatement sans pouvoir attendre linfluence de la volonté,
Enfin, on observe encore quelquefois des évacuations involontaires à la fin des accès d’épilepsie et d’hystérie.
Quelques auteurs n’en ont pas donné la même
574 APPAREIL GÉNITO-URINAIRE, explication. M. Jolly pense que ce phénomene n’est pas dû au relâchément des sphincters , mais au surcroit d'énergie des contractions péristaltiques. Îl est d'observation, dit-il, que le moment où la contraction des museles de la vie animale cesse, est celui où le mouvement péristaltique des intestins, de la vessie, etc., acquiert plus d'énergie. C'est ainsi qu'on a vu des femmes accoucher spontanément au moment du dernier soupir paralysant les contractions volontaires.
Nous pensons que si cette opinion est applicable à un certain nombre de faits, elle est loin de pou-
voir l’être à tous les cas d’évacuations involontaires.
RS