‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 86 sur 240 · G22 PERTES SÉMINALES · texte numérisé non relu

G22 PERTES SÉMINALES

La spermatorrhée est très fréquente, d'après M. Lallemand, dans les affections chroniques des organes urinaires, et si l'on constate alors

disséminés dans le poumon (résonnance plus forte des deux côtés qu'à l’état normal à cause de l’amaigrissement ; le

malade ne toussait pas, il n’y avait aucune expectoration)

L'autre médecin pensa de même, et on conseilla au malade |

un cautère sur le bras, et les eaux d'Enghien. C'est à cette époque que nous l’examinämes; d'abord nous ne lui trouvâmes rien dans les poumons, rien dans aucun autre organe ; nous y voyions seulement un affaiblissement sans pouvoir en saisir la cause, parce que nous ne tenions aucun compte de l'écoulement dont il se plaignait à peine. Nous lui conseillâmes également le séjour d' Enghien et quelques bains sulfureux, prescrivant de plus les prépar ations de fer. Le malade s’en trouva un peu mieux, Il poux vait faire de petites promenades à pied, ce qui lui était impossible auparavant. À son retour d'Enghien, nous suspendimes le fer qui l’échauffait trop, disait-il, et nons le mimes à un régime doux, bien réglé, luirecommandant l'usage des aliments gi Jui convenaient le mieux, d’après le « conseil de M. Récamier que le malade avait voulu consulter en dernier lieu. Ce médecin distingué ne trouva pas davantage une affection du poumon. Il conseilla, comme nous, de supprimer le cautère ; il pensait que la maladie dépendait de quelque désordre chronique dans la digestion. Le malade , pendant tout ce temps, pouvait a peine dormir une heure par jour et presque jamais avec continuité ; sa maigreur, la constipation ( et l'hys pochondrie , ainsi que la teinte jaunâtre de la figure, faisait des progrès (l'écoulement continuait toujours; mais mous

PERTES SÉMINALES. 633 si rarement l’écoulemeut du sperme, cela tient à ce qu’on le confond avec d’autres écoulements que l’on est facilement porté à rapporter à ces maladies. C’est presque toujours à la fin de l'émission de lPurine que le sperme est éjaculé, et c’est alors que l’on attribue cette excrétion à la prostate. Cependant aussitôt que l'évacuation devient abondante, il n’est pas difficile, suivant M. Lallemand, de reconnaître la méprise, et le sperme, dans ce cas, ne peut être méconnu.

Cependant il faut avouer qu’il sera très souvent difficile de faire la distinction entre les écoulements spermatiques, et ceux qui consistent dans l’excrétion du mucus. On pourra au moins soupconner leur existence, lorsqu’of voit survénir en même temps

un affaiblissement considérable des forces, une

np’ A fimes aucune attention ). Le malade veut partir pour Italie, et trois mois après il y meurt, ayant présenté, m’a- +-ôn dit, des symptômes de catalepsie. Nous avons là Conviction que nôus aurions sauvé ce malheureux si nous avions eu alors connaissance des travaux de M. allemand ; et, voudra-t-onlecroire, on à osé taxer de nul, l'ouvrage quitraite cette question importante, et les faits qu’il contient, comme non suffisamment démontrés, comme si l’on pouvait les démontrer davantage dans l’état actuel de la science! Il faut trop peu sentir la valeur d’une propriété scientifique pour Ticérer ainsi d’un léger trait de plume ces produits du zèle, du temps et d’une observation éprouvée,

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