‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 89 sur 240 · SUEURS · texte numérisé non relu

SUEURS

l'utérus, etc., etc. Leur quantité devient quelquefois très abondante, et si en même temps on voit * coïncider lamaigrissement, on les appelle coliquatives ; telles sont les sueurs des phthisiques.

Ily a une maladie aiguë qui est caractérisée par l'abondance de la transpiration, c'est la suette miliaire. Les malades sont quelquefois baignés de sueur depuis le commencement jusqu’à la mort où la convalescence. Dans l’épidémie qu’on a eu l'occasion d’observer dans le département de l'Oise en 1821, et dont nous devons une excellente description à M. Rayer, les sueurs étaient, en général, accompagnées de l’éruption vésiculeuse particulière à la miliaire.

IL n’en était pas de même de la suette qui ravageait l'Angleterre dans le xv° et xXv1° siècle. Dans ces épidémies, on observait rarement l’'éruption, et les sueurs excessives constituaient le symptôme principal de cette maladie, qui fit beaucoup de ravages, et qui, comme le remarque le savant docteur Hecker (à qui nous devons un travail sur ce sujet), sembla poursuivre les Anglais même dans les pays étrangers, où on les vit souvent être affectés de la suette lorsque, à côté d'eux, les indigènes jouissaient d’une bonne santé.

D’après le docteur Hecker, Coœlius Aurelianus donne déjà la description d’une semblable maladie,

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