‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 90 sur 240 · SUEURS · texte numérisé non relu

SUEURS

nommée morbus cardiacus, parce que tous les viscères du bas-ventre furent exempts de souffrances, ainsi que dans la suette des Anglais. Une affection analogue s’est déclarée plus récemment, en 1802, dans une petite ville de Franconie, nommée Rætingen, sur la Tauber; on n’y voyait que très rarement des sudamina. Une chose remarquable, et qui s’observait également dans la suette des Anglais, c’est que la soif n’était pas augmentée, et les urines coulaient comme à l'ordinaire.

Consistance des sueurs. — Les sueurs sont ordinairement ténues, liquides ou épaisses, visqueuses et comme poisseuses, surtout dans les cas très graves.

Couleur. — Le plus souvent les sueurs sont incolores ; dans l'ictère prononcé elles donnent au linge une couleur jaunâtre. Quelques auteurs ont cité des exemples de sueurs bleues; mais ces cas sont très rares. La Gazette médicale a cité trois faits de cette nature, Pun dans le recueil de 1834, Pautre dans celui de 1833, p. 779; le dernier, enfin, dans le vingtième numéro de 1835. Ce dernier exemple est très intéressant ; il se rapporte à deux médecins qui avaient des sueurs bleues, un aux pieds et l’autre aux aisselles. Tous deux portaient des affections chroniques du foie. L'un,

M. Bleifus, donne l'explication suivante de cette }

Page 1