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APPLICATION DE LA MAIN

Tel est, éh général, le procédé d'exploration de la chaleut

dans les maladies. Cependant si l'on se proposait d'obtenir des résultats rigoureux, de suivre la marche de la calorification durant la maladie, il faudrait alors se servir du thermo-

mètre, et méme il serait d’un intérêt assez important d'ap-

porter dans cette appréciation toute l'exactitude possible. C’esi ainsi que seront obtenus des résultats bien plus précis par l'emploi d’un thermomètre très sensible, à boule très petite et munie d’un tuyau mince, comme le propose M. Donné (Archives de médecine, 1835, Ile série, t. 1x). Lorsqu’on juge à propos de se servir du thermomètre, le choix du lieu d'application ne peut être indifférent. L'introduction de l'instrument dans la bouche, le vagin, l’urèthre ou l'anus, donnerait certainement les résultats les plus approximatifs dé la vraie température du corps ; mais ce procédé est difficile à suivre dans les Hôpitaux, et il serait inexécutable dans la pratique privée. On se borne done, je plus souvent, à l'introduction de la boule thermométrale dans le creux de l'aisselle, et l’on à soin d'approcher le bras du tronc pour empécher, autant que possible, l'accès de l'air plus froid.

La température normale d’un adulte est à peu près, 370 44 c., d'aprés M. Despretz; elle varie plus ou moins selon

l'âge, La température des enfants est généralement pius |

basse que celle des adultes. Trois enfants mäles, âgés d'un ou deux jours, examinés par M. Despretz, ne firent monter le thermomètre qu'à 35° 06c.; à mesure qu'on avance en âge, la température s’abaisse, de sorte que M. Edwards affirme qu’elle est de 35 à 36° chez les sexagénaires, et de 34 à 39 chez les octogénaires. (V. Répert. génér. des sciences médicales, t. vi, pag. 482). | La température n’est pas exactement la même dans toutes les parties du corps. Selon les différentes espèces d’animaux , la température du sang artériel est toujours plus élevée d’un à deux degrés que celle du sang veineux. Le côté gauche du cœur est plus chaud que le côté droit. Plus les organess’éloignent du cœur, plus est grande la différence entre leur température et celle du cœur. La température des meme bres est toujours un peu moins élevée que celle du tronc. La connaissance de ces faits justifierait déja complétement ‘le précepte que nous ayons conseillé pour l'exploration de la chaleur, d'examiner successivement les différentes ré-

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