‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 94 sur 240 · EXPLORATION DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

EXPLORATION DE LA CHALEUR

gions du corps et de comparer leur température. Mais à cette connaissance s'ajoute encore un motif trés grave, la faculté que posséde la calorification dans les maladies, de pouvoir étre élevée dans certaines parties, les autres conservant leur température ordinaire.

S'il existe, à l’état normal, un tel équilibre dans la calorification générale, qu'il est impossible à un individu bien portant d'apprécier la chaleur de son corps, il n’en est pas de même dans les maladies. C’est là précisément que se trouve la grande différence de ia chaleur sensible pour le malade et pour tout observateur, et de celle qui ne l’est que pour le malade lui-même. Ce serait peut-être un motif de plus en fayeur de l'opinion de M.Brodie, que les nerfs ne sont pas seulement de simples conducteurs de la chaleur, mais qu'ils ont aussi la faculté de la développer primitivement en eux-mêmes. Ainsi, dans quelques affections, les malades ressentent une chaleur brûlante dans les différentes parties de leur corps, tandis que le thermomètre n'indique rien d’anormal dans la calorification de ces parties. Dans le stade du frisson des fièvres intermittentes, au moment où la sensation de froid fait souvent claquer les dents aux malades, le mercure reste le plus souveut au degré de la température ordinaire, et peut même s'élever quelques degrés de plus. Une autre forme de l'augmentation de la riqrd estcelle qui est sen sible non seulement pour le malade, mais encore pour la main de l'observateur ou pour le thermomètre,

La chaleur anormale n’est pas toujours, comme nous l’avons déjà dit, répartie uniformément. Ainsi il n’est pas rare d'entendre les tuherculeux accuser de la chaleur surtout dans les joues et dans la paume des mains. Il est prouvé, d'aprés les expériences de Hunter, que la température augmente dans les parties enflammées, Une circonstance qui

mérite d'être notée, c’est que, n'importe quel soit alors le degré d'augmentation de la chaleur, il ne dépasse presque jamais le degré de la température normale du sang, à moins que la température du sang elle-même ne s'élève au-delà de la limite ordinaire; en sorte qu’alors même la partie enflammée ne sera pas plus chaude que le sang. S1 a température des parties enflammées ne s'élève pas beaucoup audessus de leur degré normal, il n’en est pas de même de la

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