Manunsmriti^ XII
nom or, ces vertus sont impossibles sans la maîtrise de soi.
La maîtrise du mental ne peut être acquise que par la méditation, par des efforts persévérants, en cultivant, dans la vie journalière, Lhabitude de l'attention, en concentrant la pensée sur le travail du moment. C’est à la fois la chose la plus difficile et la plus nécessaire, et rien n’est établi définitivement et solidement dans le caractère si le mental n’est pas absolument soumis.
La maîtrise de la parole suivra assez facilement la maîtrise du mental ; la parole deviendra courtoise, douce, agréable, utile, nécessaire, toujours adaptée à Foccasion, et Jamais blessante. Le bavardage iuutile, sans but, si commun dans notre société moderne, est un abus de la parole ; il dissémine les énergies mentales, relâche les fibres intellectuelles, et devient facilement du commérage, de la critique malveillante, de la médisance.
La maîtrise du corps comprend la maîtrise des sens et de tous les organes ; elle implique l’observation des lois de Thygiène et de la propreté. Se maintenir autant que possible en bonne santé est un devoir envers la société aussi bien qu’envers soi-même ; cela exige que
l’on adopte un régime approprié aux besoins du corps et au travail qu’il fournit, que l’on évite les excès de tout genre (excès de nourriture, de boisson, de relations sexuelles, de sommeil, de travail, d’exercice) ; cela exige de la courtoisie et de bonnes manières, des manières s adaptant parfaitement aux différentes circonstances de la vie. L^empire sur soi, la politesse, marque d^une bonne éducation, sont des valeurs sociales précieuses qui font partie de la maîtrise du corps.
La GAÎTÉ et le contentement sont d’une grande importance, car ils sont nécessaires au bonheur de l’individu, et répandent le bonheur surtout son entourage. Le contentement implique la croyance à la Bonne Loi, à la justice, et à Tamour de Dieu ; il diminue les souffrances inévitables, et ôte au malheur son aiguillon.Le sage Roi d’Israël dit avec raison; « Un cœur joyeux vaut une médecine » S et « le cœur joyeux embellit le visage, mais la tristesse du cœur abat l’esprit » L
Même dans des circonstances favorables, le mécontent est malheureux, tandis que même