‹ Précis universel de religion et de morale. Deuxième partieChapitre 26 sur 39 · Les idylles du roi « Guinevere >. Tennyson · texte numérisé non relu

Les idylles du roi « Guinevere >. Tennyson

LES ÉCRITURES DU MONDE

Hindouisme

« Celui qui a du respect acquiert la foi ; celui qui n’a pas de respect n’a pas de foi ; seul, l’homme respectueux a la foi ; le respect vaut donc la peine d’être recherché.» « Ce respect, ô Seigneur », dit Narada, « je le recherche. » Chhândogya Oupanishad, VU, xx.

La dévotion à mon égard est le gain le plus précieux.

Shrimad Bhâgamta, XI, xix, 39.

Celui qui me voit partout, et voit tout en moi, je ne l’abandonnerai jamais, et il ne m’abandonnera j amais.

Bhagavad-Gita, VI, 30.

Parmi tous les yoguis, celui qui, plein de foi, le soi intérieur demeurant en moi, m’adore, celui-là je le considère comme le mieux harmonisé.

Ibid,, VI, 47.

Quoi que tu fasses, quoi que tu manges, quoi que tu offres, quoi que tu donnes, quelles que soient les austérités que tu pratiques, ô Kaunteya, fais tout cela en sacrifice pour moi.

Ibid., IX, 27.

Ceux qui,vraiment,renonçant en moi à toute action, m’adorent, méditant sur moi, dans Une yoga complète, ceux-là je les soulève rapidement au-dessus de l’océan de la mort et de l’existence, ô Partha, leur esprit étant fixé sur moi.

Ibid., XII, 6, 7.

Le roi est le protecteur du monde, ô Màndhàtâ ; s’il agit selon la justice il atteint aux honneurs d’un véritable dieu sur la terre.

Mahâbhârata Shânti Parva, XC.

Le roi est le cœur le plus intime de son peuple, il est son refuge, son honneur, et son plus grand bonheur ; comptant sur lui, le peuple conquiert avec justice ce monde et le prochain.

Ibid., LXVIII.

Dieu a créé le roi pour la protection du monde entier... Le sceptre gouverne le peuple, le sceptre seul le protège.

Manousmriti, VII, 3, 18.

Le maître, le père, la mère, un frère aîné ne doivent pas être traités irrespectueusement, surtout par un Brahmane, quand bien même il aurait été grandement offensé (par eux). On considère le service des trois comme la meilleure austérité... Celui qui honore les trois a rempli tous ses devoirs ; mais les rites demeurent inutiles à celui qui ne les honore pas.

Ibid., II, 226, 234.

L’instructeur religieux vaut plus que dix maîtres, et le père plus que cent instructeurs religieux ; mais la mère a plus que mille pères le droit d’être honorée.

Ibid., II, 148.

Celui qui salue habituellement, et respecte constamment les vieillards, obtient l'accroissement de ces quatre choses : la longueur de la vie, le savoir, la renommée et la force,

Ibid., II, 121.

*Vv-

Qu'il salue les vieillards, qu'il leur donne sa place, qu'il s’asseye à côté d’eux les mains croisées, qu’il passe derrière eux quand ils se lèvent.

Ibid., IV, 154.

Celui qui respecte toujours les vieillards est honoré (même) des Râkshasas.

Ibid., VII, 38.

Zoroastrianisme

Sachez que le Créateur est digne d’être glorifié et adoré, car il a accordé toutes sortes d’excellentes conditions à ses créatures.

Dinkard, VI, 390,

Adorer le Créateur, c’est faire preuve de bonnes vertus, de rectitude et de grands dons.

Ibid., VI, 391.

La puissance et le bien-être des hommes sont dus à ce qu'ils glorifient la Divinité.

Ibid., VI, 392.

LES RAPPORTS AVEC LES SUPÉRIEURS 9f>

Celui qui est enclin à souhaiter du mal aux antres doit affermir en lui l’obéissance à Dieu^ car en fortifiant cette vertu, il porte atteinte an vice de l’envie, et affaiblit la méchanceté du Druj,

Ibid., VII, 446.

Penser à obéir à Dieu fait obtenir la force de la vie dernière.

Ihid., VIII, 458.

Ilnoussied, autant que cela est en notre pouvoir, de rendre hommage à Spenâminô Ahoura Mazda, Créateur de la bonne création, en pensée, en parole et en action, car ilnous a donné la vie et le corps.

Ihid., IX, 641.

Sachez qu’il est du devoir de l’homme de toujours être reconnaissant en pensée, en parole et en action, spécialement..,, envers le souverain, surtout parce que celui-ci lui accorde sa protection en ce monde.

Ibid., VI, 404.

De tous temps les hommes ont acquis leur mérite de différentes façons, surtout au moyen

du dévouement et de Tobéissance envers le souverain, aussi bien qu’envers le chef de la religion .

Ibid., VI, 419.

Sachez que celui qui gouverne bien reste en communion avec üieu.... Ses sujets doivent donc lui être fidèlement attachés afin d^être en communion avec Dieu.

Ibid., VI, 490.

C’est le devoir de Tenfant d’être obéissant et respectueux envers son père, de s’assurer son amour et de le satisfaire toujours.

Ibid., IV, 263.

Sachez que c’est le devoir de l’homme de toujours être reconnaissant en pensée, en parole et en action, spécialement.... envers les parents, surtout parce qu’ils Tout élevé avec soin.

Ibid., VI, 404.

Voici ce que dit la religion mazdéenne : tous les hommes doivent s’efforcer de donner au monde la santé et le bien-être, en acceptant les préceptes du grand-prêtre accompli, ceux

de la religioa; ils doivent toujours agir d’accord avec ce grand-prêtre accompli qui est leur guide à un niveau supérieur.

Ibid., V, 285.

Nos ancêtres respectaient et mettaient en pratique les préceptes delà religion mazdéenne, donnés par le grand-prêtre de la bonne religion, et aussi les ordres donnés par le souverain professant la bonne religion.

Ibid., V, 284.

Sachez qu’il est du devoir de l’homme de toujours être reconnaissant en pensée, en parole et en action, spécialement... envers l’instructeur moral, surtout pour les instructions que lui donne celui-ci et (qui lui permettent) de reconnaître ces quatre espèces d’obligations.

Ibid., VI, 404.

Judaïsme

S’ils écoutent et se soumettent, ils achèvent leurs jours dans le bonheur, leurs années dans la joie.

Job, XXXVI, II.

L’Éternel délivre l’âme de ses serviteurs, et tous ceux qui l’ont pour refuge échappent au châtiment.

Psaume XXXIV, 22.

Entrez dans ses portes avec des louanges, dans ses parvis avec des cantiques ; célébrezle, bénissez son nom.

Psaume G, 4.

Ceux qui se confient en l’Éternel sont comme la montagne de Sion : elle ne chancelle point, elle est affermie pour toujours.

Psaume GXXV, 1.

La crainte de FÉternel enseigne la sagesse, et l’humilité précède la gloire.

Proverbes, XV^, 33.

Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Eternel, c’est la richesse, la gloire et la vie.

Proverbes, XXII, 4.

Qui est celui d’entre vous qui craint l’Éternel, qui écoute la voix de son serviteur ? Que celui qui marche dans les ténèbres et qui n’a

point de lumière, se confie dans le nom de rÉternel, et qu^il s’appuie sur son Dieu 1

Esaie, 4-10.

Mais David dità Abischaï: Ne le détruis pas, car qui pourrait impunément porter la main surToint du Seigneur?

I Samuel XXVI, 9.

Ote le méchant de devant le roi et son trône s’affermira.

Proverbes, XXV, 3.

Honore ton père et ta mère afin que tes jours se prolongent dans le pays que TÉternel ton Dieu te donne.

Exode, XX, 12,

Écoute mon fils, l’instruction de ton père, et ne rejette pas l’enseignement de ta mère.

Proverbes, I, 8.

Écoutez rinstruction pour devenir sages, ne la rejetez pas.

Ibid., Vlll, 33.

Bouddhisme

La foi, la modestie, la moralité, la charité, ces vertus sont louées par les saints ; par elles l’homme parvient au monde des Dieux; cette voie, je le déclare, conduit à la terre des Dieux.

Oudanavarga, X, 1.

La foi est le plus précieux trésor de l’homme en ce monde, et celui qui en ce monde observe cette loi, trouve le bonheur.

Ibtd., X, 3.

Le sage s’attache ici-bas à la foi et à la sagesse ; ce sont ses trésors les plus précieux ; il repousse toutes les autres richesses.

Ibid., X, 9.

Le respect et Thumilité, le contentement et la gratitude, entendre le Dhamma aux époques fixées, telle est la plus haute bénédiction,

Koulavagga, 264.

Heureux en ce monde celui qui honore son père; heureux aussi celui qui honore sa mère ;

heureux celui qui honore les Shramanas ; heureux aussi celui qui honore les Brâhmanas.

Oudanavarga^ XXX, 23.

Je m’incline pour adorer et vénérer tous les Bouddhas, la Bonne Loi, et l’Église (la Sangha). Gâthas servant d^'introduction au Pratimoksha.

(Voir Catena de Beal.)

L’homme doit vénérer celui qui lui a enseigné le Dhamma, comme les Dieux adorent Indra ; car alors son instructeur, étant content, lui fait comprendre le Dhamma le plus élevé.

Koulavagga^ 315.

Quhl aille au bon moment trouver ses maîtres, qu’il soit humble et s’affranchisse de l’obstination ; qu’il se rappelle et pratique ce qui est bien, le Dhamma, la maîtrise de soi et la chasteté.

Ibid., 325.

Celui qui, par compassion pour toutes les créatures, tourne la roue de la loi que jusqu’à présent l’on n’eniend point, le Protecteur, l’Instructeur des Dieux et des hommes, celui qui

est àla fin de l’existence corporelle, c’est celui-là que j’adore.

Oudanavarga, XII, 16.

Le précepteur devra considérer son élève comme un fils ; l’élève devra considérer son précepteur comme un père; ainsi, les deux unis dans un respect et une confiance mutuels et une communauté de vie, progresseront et atteindront un rang élevé dans cette doctrine et cette discipline.

Mahavagga, I, 25.

Aussi longtemps que les frères honoreront, estimeront, révéreront et soutiendront les anciens pleins d’expérience, les pères et les chefs de l’Ordre, et tant qu’ils se feront un devoir d’écouter leurs paroles, les frères pourront espérer ne pas décliner, mais prospérer.

Mahâ-parinibbûna Soutta, 6.

Qu’il honore los gens âgés, qu’il ne soit pas envieux, qu’il sache quel est le bon moment pour aller trouver les maîtres, le bon moment pour écouter leurs discours sur la rebgion ;

qu’il écoute avec assiduité les paroles pleines de vérité qu’ils prononcent.

Koulavagga, 324.

Christianisme

Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Saint Matthieu, IV, 10.

Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

Saint Luc, I, 30.

Si quelqu’un honore Dieu et fait sa volonté, c’est celui-là qu’il exauce.

Saint Jean, IX, 31.

Montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte.

Hébreux, XII, 28.

Soumettez-vous donc à Dieu.

Jacques, IV, 7.

Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.

Actes, XXIII, 5.

Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées par Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à Tordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité ? Fais le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n’est pas en vain qu’il porte Tépée, étant serviteur de Dieu, pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal.

Romains, XIII, 1-4.

Rappelle-leur d’être soumis aux magistrats et aux autorités.

Tite, III, 1.

Craignez Dieu. Honorez le roi.

I Pierre, II, 17.

LES rapports avec LES SUPÉBIEURS 109

Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteui’S et pour approuver les gens de biens.

I Pierre, II, 13, 14.

Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère; c’est le premier commandement avec une promesse.

Ephésiens, VI, 1, 2.

Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer leur piété envers leur propre famille et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux ; car cela est agréable à Dieu.

1 Timothée, V, 4.

Exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres, à leur plaire en toutes choses, à n’être point contredisants, à ne rien dérober, mais à montrer toujours une parfaite fidélité.

Tite, II, 9, 10.

Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu... Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence; car ils veillent sur vos âmes comme devant en l'endre compte ; qu’il en soit ainsi, afin qu ils le fassent avec joie, non en gémissant.

Hébreux, XIII, 7, 17.

Ne réprimande pas durement un vieillard, mais exhorte-le comme un père... exhorte les femmes âgées comme des mères.

I Timothée, V, 1, 2.

De même vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous dans vos rapports mutuels revêtez-vous d’humilité.

I Pierre, V, o.

Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé... rapporteurs, médisants, impies, arrogants,hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents.

Romains, \, 28, 30.

Car les hommes seront... blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieui, traîtres, emportés, enflés d’orgueil.

H Timothée,\\l,% 4.

Le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, ceux surtout qui vont après la chair dans un désir d’impureté et qui méprisent l’autorité.

II Pierre, II, 9, 10.

Ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries, souillent pareillement leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires.

Jude, 8.

Islamisme

Annoncez la félicité aux humbles,à ceux qui n’entendent le nom de Dieu qu’avec crainte, qui supportent avec confiance les maux qui leur arrivent, qui font la prière et qui donnent aux,pauvres une partie des biens que nous leur avons départis.

Coran, XXII, 36.

En vérité Dieu n’a pas besoin de vos actions de grâces bien qu’il mérite vos louanges.

Ibid., XIV. 8.

Qu^ils mettent leur confiance en Dieu ceux qui cherchent à qui se fier.

Ibid., XIV, 15.

Célèbre les louanges de ton Dieu, adore sa majesté suprême; sers le Seigneur jusqu’à Tinstant qui terminera tes jours.

Ibid., XV, 98, 99.

Qui vous délivre des ténèbres de la terre et des mers ; lorsque vous l’invoquez en public ou dans le secret de vos cœurs vous vous écriez: Seigneur, si tu écartes de nous ces maux nous en serons reconnaissants.

Ibid., VI, 62.

Dieu te commande de n’adorer que lui ; il te prescrit la bienfaisance pour les auteurs de tes jours, soit que l’un d’eux ait atteint la vieillesse, ou qu^ls y soient parvenus tous les deux. Garde-toi de leur marquer du mépris ou de les reprendre, et ne leur parle qu’avec respect.Sois

pour eux tendre et soumis et dis : « Seigneur aie pitié de ceux qui m’ont nourri dans mon enfance. »

Ibid., XVII, 24, 25.

Les serviteurs du miséricordieux sont ceux qui marchent avec douceur et qui, lorsque lès sots leur parlent, répondent : Paix.

Ibid., XXV, 64.

Celui qui veut entrer au ciel par la meilleure porte doit faire plaisir à son père et à sa mère.

Paroles de Mahomet, p. 72.

L’homme doit faire du bien à ses parents, même si ceux-ci lui ont fait du mal.

Ibid., p. 73.

Le ciel se trouve aux pieds des mères.

Ibid., p. 29.

Dieu veuille que tous les jeunes qui honorent les vieillards à cause de leur âge, soient honorés à leur tour dans leur vieillesse.

Ibid.,-^. 5.

En vérité c’est respecter Dieu que de respecter un vieillard.

Ibid. y p. 78.

Page 1