‹ Précis universel de religion et de morale. Deuxième partieChapitre 28 sur 39 · I Jean, III · texte numérisé non relu

I Jean, III

G"est dans les rapports intimes de la vie de famille que Thomme apprend ses devoirs envers la race ; le respect envers ses parents, ses aînés ; la bonté envers ses frères et sœurs, ses égaux ; la bienveillance envers ses serviteurs, ses inférieurs. La famille est une école parfaite de morale, un résumé de la vie morale. Les rapports entre le mari et la femme doivent être conformes à ce que Pon entend par monogamie, et doivent durer toute la vie ; toute infraction à cette règle est mauvaise. La polyandrie et la polygamie ont été pratiquées dans la société encore primitive, et ont succédé à la simple promiscuité. La véritable monogamie est encore rare, ainsi que le prouve Pexistence du demi-monde, avec toutes ses phases de dégradation. Le mariage monogame entre des hommes et des femmes jeunes encore (c’està-dire ni le mariage entre enfants qui se pratique en Orient, ni le mariage tardif de l’Occident), précédé d’une vie parfaitement pure pour les deux sexes, tel est l’idéal auquel tend aujourd’hui l’humanité civilisée.

Une amitié tendre entre les frères et les sœurs, la bienveillance envers les serviteurs complètent la famille parfaite dont dépend la stabilité de l’ordre social.

La BONTÉ, Lamour fraternel est la première vertu provenant de 1*affection ; penser avec bonté est la source des bonnes paroles et des bonnes actions. D'où l’importance immense qu’il y a à préserver nos pensées de tout ce qui, dans notre attitude mentale vis-à-vis des autres, serait malveillant ou peu charitable. Lorsque les pensées sont pleines de bonté pour tous, les bonnes paroles et les bonnes actions en résultent inévitablement. « L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle S »

La parole qui ne blesse pas, qui est affectueuse, charitable, est une des vertus familiales et sociales les plus précieuses ; la parole dure et incisive qui cherche à faire de la peine, est un des dissolvants des liens familiaux et sociaux. Le sourire toujours prêt, le geste cordial de bienvenue, l’attention bienveillante, la main tendue pour aider, la promptitude à rendre service, tels sont les fruits de la bonté, qui adoucissent la vie familiale et sociale.

La courtoisie J la considération, sont des ver-

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