‹ Précis universel de religion et de morale. Deuxième partieChapitre 3 sur 39 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

But et base de la Morale

Il y a une science de la conduite tout comme il y a une science de la biologie, de Fastronomie, de la psychologie. Il y a des lois de la conduite aussisûres, aussi immuables que toutes les autres lois de la nature. Ces lois peuvent être découvertes et formulées, et elles constituent un système coordonné de principes d’action, ayant pour but le bien-être et le bonheur de l’indi-

vidu aussi bien que de la race. Cette science c’est la Morale, la science de la bonne conduite ; elle établit les conditions des rapports harmonieux entre les individus, les groupes d’individus, et leur entourage petit ou grand : familles, sociétés, nations ou humanité dans son ensemble.

Là où la Morale est inconnue ou négligée^ des frottements se produisent inévitablement, et la discorde, la souffrance en sont le résultat ; car l’ordre règne partout dans la nature, dans les mondes mental et moral aussi bien que dans le monde physique, et c’est seulement en apprenant à connaître cet ordre, et en s’y conformant, que l’on peut établir l’harmonie et s’assurer la santé et le bonheur.

L’homme étant de nature divine, le bonheur est inhérent à son être intime. « Dieu est féli. cité » ‘, dit l’Hindou, et toutes les religions font écho à cette joyeuse déclaration; « entrer dans la joie du Seigneur » ’ est l’espoir du chrétien. Aussi quand l’homme se conforme à l’ordre de l’univers qui est divin, lorsqu’il met sa volonté séparée en harmonie avec la Volonté

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