‹ Précis universel de religion et de morale. Deuxième partieChapitre 4 sur 39 · Saint Mathieu, XXV · texte numérisé non relu

Saint Mathieu, XXV

universelle, il en résulte immédiatement, inévitablement pour lui un bonheur parfait. La moralité parfaite amènerait rharmonie parfaite chez tous les êtres, et par conséquent le bonheur parfait.

Les efforts que fait Fhomme pour arriver à cette harmonie sont souvent accompagnés de souffrance, tout comme les exercices que Ton fait pour remettre un membre brisé sont souvent très douloureux. Mais dans les deux cas le résultat final est le bonheur. Nos désirs, en cherchant violemment à atteindre les objets qui procurent un plaisir éphémère, entrent en conflit avec les désirs de nos semblables qui aspirent aussi ardemment que nous à posséder ces objets, et ce conflit blesse les uns et les autres. Amener les désirs à l’obéissance est souvent chose douloureuse, mais cette douleur est superficielle et passagère, tandis que la paix qui succède à la victoire est durable et profonde. En fin de compte, la bonne conduite procure le bonheur, et la mauvaise conduite rend malheureux. Le Seigneur Bouddha proclamait bien la Loi lorsqu’il disait : « Si un homme parle ou agit avec une pensée mauvaise, la souffrance le suit comme la roue suit les pas du bœuf qui tire le chariot... Lorsqu'un homme parle

■•Ùf» ‘il.

OU agit avec une bonne pensée, le bonheur le suit comme son ombre qui jamais ne le quitte. ‘ »

Dieu est amour * et veut le bonheur de ses créatures; or ce bonheur ne peut être définitif que si la volonté de celles-ci se trouve en harmonie avec la sienne. La science de la conduite engendre donc le bonheur en établissant la justice, et son but est d^accoinplir ainsi la volonté dmne.

La morale ayant pour but le bonheur universel, a aussi pour fondement ce qui est la condition meme de ce bonheur, la première des vérités morales et religieuses, Vimité de la vie.

Nous avons vu ^ que Dieu est un, qu^il habite en chaque homme, qu^il est le Soi intime de tous les êtres. Dans toute la multiplicité des êtres vivants qui nous entourent, iln y a qü une seule vie. Nous avons vu ‘ que la Fraternité universelle est le corollaire inévitable de cette unité divine. Nous ne formons qu’un seul corps, et tout comme dans un corps physique?

aucune partie ne peut être endommagée sans

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