‹ Précurseurs et disciples de DescartesChapitre 3 sur 30 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

dre , Jérôme d'Ascoli , dans ce fameux couvent des franciscains ou des corriclicr.- qui occupait le terrain actuel de l'École de médecine'. « Mais la patrie de Descarlcs a un meilleur litre encore pour revendiquer Roger Bacon. Si eu effet l'Angle terre, il y a deux ans à peine, a résolu euliu d'élever à un de ses plus illustres enfants le monument qu'il attendait depuis le treizième siècle, c'est aux recherches d'un philosophe français , c'est a ses véhémentes adjurations qu'il faul surtout faire honneur de ce résultat. Avant 1848, nous n'avions de Roger Bacon que son fameux Opus majus , dans l'édition excellente, mais incomplète, de Samuel Jebh. On en était là, quand M. Cousin, explorant la bibliothèque de Douai, mit la main sur un manuscrit où il ne tarda pas à reconnaître sous un titre inexact et parmi d'autres documents un ouvrage inédit de Roger Bacon, d'une importance capitale, VOpvs tertium. D'autre» découverte:- suivirent celleslà, et M. Cousin, sentant bieu que ie moment était venu do reconstruire dans son ensemble l'œuvre dispersée du Docteuv iitlmiriihle , adressa un éloquent appel au patriotisme des savants de Cambridge et d'Oxford. Sa voix fut entendue, et dansie vaste et imposant recueil des auteurs célèbres du moyen âge qui se publie h Londres par les ordres du Parlement, on a tout récemment commencé de faire à Roger Bacon la place

1 Journal des savants, mars 1848.

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