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À 4 DO

L'ŒUVRE DE SHELLEY 115 Quana cette heure arrivera-t-elle ? — Regarde ! » dit l'esprit. Deux Heures apparaissent sur des chars. L'une entraîne Démogorgon vers le trône de Jupiter, l’autre Asia et Panthéa au sommet d’une montagne, où un chant délicieux frappe leur oreille, Asia est toute transformée, elle rayonne d’une beauté merveilleuse, comme à l'aurore du monde, et sa sœur s’en étonne: « Ce n’est pas moi seule, ta sœur, ta compagne, c'est le monde entier qui cherche ta sympathie. Ne sens-tu pas les vents enamourés de toi? N’entends-tu pas ces

sons qui expriment l’amour de tous les êtres ? » On entend de la musique.

& AstA.— Tes paroles sont plus douces que les chants mêmes dont elles sont l’écho ; tout amour est doux, donné ou rendu. L'amour est universel comme la lumière, et sa voix familière ne fatigue jamais. Il est comme le vaste ciel, l'air qui soutient toute chose. Ceux qui l’inspirent sont fortunés, comme je le suis maintenant ; mais ceux qui le sentent le plus sont plus heureux encore, après de longues souffrances, — comme bientôt Je dois

être.

» PANTHÉA. = Écoute ! les esprits parlent.

» UNE VOIX, chantant dans l'air. — Vie de la vie |! tes lèvres allument de leur amour le souffle qui s’en échappe, et tes sourires, avant de s’évanouir, font courir des flammes dans l'air frais. Oh, détourne tes yeux ! Quiconque les voit tombe enlacé, évanoui dans le réseau de tes regards.

» Fille de la lumière ! tes membres rayonnent à travers les vêtements qui semblent les cacher comme les lignes radieuses du matin à travers les nuages avant qu'il ne les divise, et la plus divine des atmosphères te revêt partout où tu reluis,

me PT, MT

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