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dans l'humanité qu’une matière à expériences chimiques. Le parti que prendra la vraie poésie dans ce combat ne saurait être douteux ; ce parti est celur de Shelley, celui de l'idéal. Il est vrai que la science de ces derniers temps fait mine de pouvoir se substituer à la fois au sentiment religieux et à l’art, de s'emparer à elle seule de leur réle dans les destinées futures du genre humain en inaugurant un âge purement scientifique. C’est là une vaine prétention; elle ne prouve chez ceux qui Vlaflichent qu’une ignorance profonde des besoins de l’âme humaineet des facultés de l’esprit humain. Jamais il ne se contentera de l'alignement des faits, car il voit qu’en eux-mêmes ils ne sont rien et qu'il y a quelque chose au-delà.
Les symboles religieux et poétiques, c’est-à-dire les personnifications vivantes des plus grandes pensées et des plus profonds sentiments qui animent l’humanité ont été, dès les temps immémoriaux, le privilège de la race âryenne. Ils furent pour elle à la fois l’expression de ce qu’elle possède de meilleur en soi et de ce qu’elle entrevoit de plus parfait au-delà d’elle-même. Par la puissante divination qu'ils supposent, ils sont en un sens supérieurs à la science et marchent de pair avec la plus haute philosophie. L’humanité en a besoin comme d’une sorte de vision et d’hallucination sublime pour avancer sur sa route et se reconnaître sur celle du passé dans son inspiration infatisable. La science, l’art et le sentiment religieux sont donc inséparables dans l'harmonie supérieure des choses et de l'esprit humain, SUpprimer l’une de ces forces ce serait rompre son
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équilibre et tronquer l’humanité, car ces trois puissances lui sont égalementnécessaires, et ce n'est que des trois rayons concentrés du vrai, du juste et du beau que jaillit le divin,
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