Pièce publiée en
3. Pièce imprimée en 1593, d'abord, et réimprimée bientôt après en 1599.
4. Toutes les œuvres dramatiques âi^ ^ç^^'è oroN. ^vfe; ^^xxsss^^mées dans deux éditions sueceaaVvfeô t^%?c T^l^^i V^^-\S5^.
Cornus. Mais cette gloire même doit lui être enlevée, depuis que M. Masson a découvert dans le Cornus d'Henri du Puy, professeur d'éloquence à l'université de Louvain, publié originairement à Louvain en 4808, et réimprimé à Oxford en 4834, la véritable source de l'œuvre de Milton *.
La dernière pièce qui ait été écrite dans le goût de celles de Lyly, et qui appartienne à la même école, est l'œuvre d'un homme que l'on ne s'attendrait guère, d'après sa réputation, à compter parmi les euphuistes : c'est La dernière volonté ou le testament de Summer de Nash, le célèbre satirique. Ce mordant écrivain, qui devait quelques années plus tard soulever une tempête par sa comédie allégorique de Ylle des chiens *, payer de la prison la liberté de son langage et faire fermer le théâtre qui avait eu l'audace de jouer sa pièce, avait commencé par écrire, lui aussi, pour la cour, dans le style obligé du temps et avec l'accompagnement de flatteries auxquelles les poètes courtisans avaient accoutumé la reine. La comédie qu'il fit représenter devant elle à Nonsuch, en 1592, roule tout entière sur le double sens du mot summer^ qui veut dire l'été, et qui est aussi le nom du fou de Henri VIH. Ce détestable calembour termine dignement l'histoire de l'euphuisme au théâtre ^.
1 The life of John Uilion and history of his time. By Masson. Cambridge, 1859.
2. Nash a aussi travaillé avec Marlowe à la tragédie de Bidon ^ reine de Carthage,
3, Je ne considère pas comme une pièce de l'école de Lyly les Rares triomphes de Camour et de la fortune^ d'un auteur wconnn, gui ne sont point une comédie, mais un simple di-
vertissement, un masque de cour.
Une école, qui faisait consister tout le mérite de l'art dramatique dans Thabileté de l'expression et dans le raffinement de la pensée devait arriver nécessairement au dernier degré du mauvais goût. Elle se maintint cependant quelques années encore sur la scène, du moins à la cour et auprès de la société élégante, qui d'ordinaire ne se guérit que lentement de ses défauts. Il ne fallut pas moins que la vei*ve comique de Ben Jonson pour lui porter le dernier coup et pour la ruiner dans l'opinion.