‹ Prédécesseurs et contemporains de ShakespeareChapitre 7 sur 89 · AVANT-PROPOS DE LA PREMIÈRE ÉDITION XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DE LA PREMIÈRE ÉDITION XI

suit une méthode toute différente de celle de M. Bodenstedt. Tandis que celui-ci ne fait guère que traduire, il ne cite jamais une seule scène ni même un seul passage des poètes dont il parle ; il se contente d'analyser et d'iapprécier sommairement leurs pièces.

Entre ces deux extrêmes, entre la traduction pure et simple de quelques drames et le manuel qui les comprend tous , sans intéresser à aucun, il y a place pour un ouvrage plus complet que le premier et d'une forme plus littéraire que le second : c'est l'œuvre dont, il y a longtemps déjà, M. Philarète Chasles * indiquait l'opportunité, le jour où, dans quelques pages neuves et piquantes, il faisait pressentir l'étendue des richesses dramatiques du siècle d'Elisabeth, par les fragments qu'il en détachait. Un instant, le pubUc français put espérer que cette histoire du vieux théâtre anglais, que les Anglais eux-mêmes ne possèdent pas , serait écrite chez nous par un maître dans l'art de bien jugcç et de bien dire, lorsqu'on 1856 M. Villemain publia coup sur coup, dans le Journal des Savants^ trois articles sur les drames de Marlowe et sur le Catilina

1 . Philarète Ghasles, Shakespeare^ Marie Stuart et VArétin, p. 85 et suivantes.

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