DES
‘Universités de l’Empire Anglais
EPUIS le Jubilé de la reine Victoria, en 1SS7, la ville de Londres, au dire de tous les journaux, n'avait pas vu une réunion d'hommes plus grave et plus variée, que celle qu'elle eut l'occasion de saluer en juillet der-
nier. Les Commissions impériales, qui y siègent tous les
quatre ans, les Congrès des Chambres de commerce qui s'y
rassemblent tous les ans, amènent dans la puissante métro-
pole des hommes d'état et des hommes de finance remarquables à plus d'un titre, sans doute. Mais il était réservé à l'année 1912 de faire peut-être plus encore, au moins pour l'orientation de l'avenir de l'empire, en convoquant dans la capitale, de presque toutes les parties du globe, des centaines de ces hommes de paix, constructeurs d'avenir, que sont les maîtres de l'enseignement supérieur, Ce fut le Premier Congres des Universités de l'Empire anglais.
Les lords recteurs des universités du royaume: Roschery et Curion d'Oxford, Rayleiph de Cambridge, Strathcona
() Mgr C.-P, Choquette qui, avee M. Ernest Marceau, représentait, en juillet dernier, l'Université Laval de Montréal an Premier Congrès des Universités de l'Empire anglais, à bien voulu détacher de ses notes de voyage, à l'intention de nos lecteurs, une analyse très précise des idées qu'ont échangées les congressistes venus de partout, et qui représentaient pas moins de 53 universités de l'empire, Qu'il noux soit permis de remercier sincèrement le distingué prélat. Les renseignements qu'il nous donne, on le constatera aisément, sont d'un très vif et très puissant intérêt.
La Rédaction de la REVUE CANADIENNE.