USAGES PROPRES AU RIT ROMAIN
Suivis dans le Diocèce de Montréal.
Le Rerueil d’Ordonnances Synodales et Episcopales du diocèse de Québec, a été publié, pour le diocèse de Montréal, par la lettre circulaire du 25 Mars 1861, avec les changements et additions qui suivent :
1. Exposition non solennelle du St. Sacrement.—On ne suit pas l’usage de la Cathédrale de Québec, p. 11, mais l’Ordonnance Episcopale du 28 Janvier, 1857, p. 29 et suiv. avec les modifications suivantes. Cette exposition, qui peut se faire sans la permission de l'Ordinaire, consiste à ouvrir la porte du Tabernacle, et à laisser apercevoir le Ciboire couvert de son voile ou pavillon, mais sans le tirer du Tabernacle. Elle exige six cierges allumés. On chante le Tuntum ergo avec le verset Panem, etc., et l'Oraison Deus qui nobis, etc., à laquelle on peut en ajouter quelques autres ; puis on referme le Tabernacle. Benoit XIV, Institut. XXX ; Gardellini, de Conny, etc.
IL. Bénédiction du Ciboire.—Elle ne peut se faire sans la permission de l’Ordinaire ; et la Cong. des Rites ne paraît pas agréer, qu’on laisse à cette occasion le Ciboire sur l’autel et encore moins qu’on l’expose sur un Trône (In. una
Ord. min 23 Maii 1835, in Mutinen), Onse contente donc, après avoir accompli le rite de l’exposition non solenn:lle, de prendre le Ciboire dans le Taber:acle, de le déposer sur un corporal étendu sur Pautel, de le prendre alors des deux mains sous les plis du voile huméral et de faire en le tenant, sur le peuple, un signe de croix (De Conny, Cérém. Rom. 3e Edit, 1858), Lorsqu’on donne ainsi Ja bénédiction avec le Ciboire, il vaux mieux omettre l’encensement (In Ariminen, 11 Sept. 1837).
IT. Cas réservés. —Le Premier Concile de Québec ayant déclaré valide Pabsolution des péchés réservés, donnée par inadvertance, par un Frêtre, qui n'aurait pas été autorisé à cela, ce qui est dit dans le Recueil, p. 21 n. IT, ne se trouve plus exact.
IV. Louables coutumes. Nos louables coutumes, P. 26, sont à Montréal, les usages de la Ste, Eglise Romaine, que nous devons suivre aussi fidèlement que possible. Car, c’est à nos yeux, le seul moyen de nous ajuster parfaitement, dans toutes les parties de la Province, pour arriver à Puniformité,
V. Munuel des Cérémonies Romaines, p. 27.-Le C'érémonial des Evéques commenté, p.32 et 33, nous recommande d'étudier quelques autres auteurs liturgiqnes. Le Cérémonial Romain de Mgr. de Conny, cité plus haut, et celui du R. P. LeVava $seur nous conviennent mieux ; et nous croyons à cette fin devoir les recommander ici.
VI. Communion des malades, p. 32 et 33.—La communion peut se donner en viatique aux malades en danger probable de mort, surtout dans les Communautés, aussi souvent que ces personnes avaient l'habitude de je faire, étant en santé.
VIT. Cemail, p. 36—Le Camail n’est pas un habit de - chœur, car il ne se trouve mentivnné, comme tel, dans aucun décret Pontifical.
VIIL. Communion des Prétres malades, p. 38 et 39.—Le Rituel Romain ne contient aucun rite particulier, pour la communion des Prêtres et Ecclésiastiques malades. Mais, coniormément au cérémonial, ils prennent le sarplis, et