DE LAN GRES I
l'Organiste à plusieurs personnes, l'Homme au carrik fut invité à plusieurs réunions.
Mais deux ou trois fois ayant été prié « de toucher du piano », il avait pris son cha peau ; et aussitôt après son départ. M. Dujeune avait joué trois ou quatre morceaux sans désemparer, entre autres la fameuse Promenade en nacelle, — en sorte qu'on finit par ne plus inviter l'Homme au carrik.
Il y a partout des originaux, qui croient bon sur l'étiquette tout ce qui vient de la capitale. Les quelques originaux de Langres demandèrent à l'Homme au carrik des leçons de piano pour leurs en-
13b I. ORGANISTE
fants; l'Organiste refusa net.
- L'Homme au carrik avait pris pour servante la fille qui était chez M. le curé d'Épinay.
On savait que s'il y avait deux bons morceaux au marché, — deux bonnes truites ou deux beaux cents d'écrevisses, — ■ l'un était acheté par mademoiselle Pélagie, la cuisinière de l'évêque, et l'autre par la fille de l'Homme au carrik.
On savait que l'Homme au carrik remplissait ses devoirs religieux avec soin.
On savait que l'Homme au carrik se couchait après souper, se relevait la nuit, prenait du café noir, et restait à son piano jusqu'au matin.