La découverte de quelques sources pures
â permis d'en relever beaucoup et la science moderne apporte une yérilable habileté dans la restitution des textes'.
98. — Les Institntes : Le^InstitutesàeinS" tioien sont un manuel destiné aux étudiants en droit de ce temps. Elles sont Tœuvre de Tribonien, de Théophile, professeur de droit à Constantinople, et de Dorothée, professeur de droit à Béryte. On attribue à Théophile une paraphrase grecque des Inslitutes à laquelle on recourait naguère encore assez ordinairement pour éclairer les points discutés.
99. — Les cinqaante décisions : On appelle ainsi cinquante constitutions par lesquelles Juslioien trancha les points laissés incertains par les constitutions impériales précédentes avant de procéder à l'édition du Code.
100. —Les Novelles : Justinien modifia plusieurs points de législation par des constitutions postérieures auxquelles on donna le nom de novelles {novellâs conslitutiones). Ces novelles complètent et terminent le corpus Juris.
101. — Les Basiliques : Le droit romain a fait ultérieurement, en Orient, le sujet de diverses œuvres dont la plus importante consiste dans les Basiliques qui, entreprises sous Basile le Macédonien, dont elles portent le nom, ont été terminées sous Léon le Philosophe (888-911). Les Basiliques nous représentent le dernier état du droit romain ou byzantin à l'époque de la chute de Constantino-
1 Nous deyoDB signaler Bpédalement Tadmlrable « Pàlingene$ia Juria civilis » de Lenel.
pie (14S3) et fureat de nos joarsles premières lois en vigueur, en Grèce, après rémaocipalion : elles o'oot cessé de constituer le droit commun des Hellènes qu'après la rédaction des Codes grecs actuels.
tés ont la personaalité civile. Cette personnalité, qui se révèle par Texistence d'un patrimoine distinct de celui des membres de la collectivité, ne peut exister à Rome qu*en vertu d'une concession faite par une loi*.
104. — La personnalité, dans la notion romaine originaire, n'appartient pas à tous les hommes.
11 faut, pour avoir une personnalité complète {caput\ être libre et non esclave, être citoyen et non pérégrin ou même latin, être chef de famille et non en puissance.
105. — Les trois éléments de la personnalité sont donc le status liber tatis, le status civitatisy le status familiœ^. Qui perdTun d'eux, perd son caput (y. infrà, n"^ 341 ets.).
106. — Qui ne réunit pas ces trois éléments du caput est frappé d'une incapacité de droit plus ou moins complète. Aux incapacités de droit dont l'examen fait l'objet des chapitres suivants, on oppose les incapacités de fait qui seront étudiées plus loin [y.infrà, n. 355 et s.).
1 D. De collegHs etcorp., 3, 1 (Mardeo). S D. De cavité minutie, 11 (Paul).
a II
lERTATIS