Les personnes in m&noipio
Ce sont les eofants de condition libre vendus par le paterfamilias. Ces individus ne deviennent pas des esclaves proprement dits; mais ilg sont dits m mancipio; toutefois ils conservent leurs droits politiques*.
137. — 6* Les colons *. Enfin, l'empire chrétien vit naître une nouvelle catégorie de personnes
1 Gains, 3, 92, 94 ; 3, 164.
3 V. Girard, Textes, p. 134.
3 Gains, 3. 199.
4 G. d6 postUm,, 30 (Aroadini et Honorine) : D. qui testam, /aeere, 301, 9 Gfdnt, 1, 116» 117» 163; 3, 104.
non-libres : ce sont les colons, les hommes que le Moyen âge nommera les serfs, de la glèbe.
Ces colons ne sont pas attachés à la personne, mais à la terrée — Le colon peut se marier, être propriétaire, créancier, mais il ne peut aliéner, son patrimoine étant garant de la redevance, d*ailleurs fixe, qu'il doit à son maître ^
138. — On est colon, soit par la naissance, soit par suite de la prescription trentenaire (lorsqu'un homme libre a vécu pendant trente ans dans la situation de colon)', soit en vertu d'une convention (lorsque la misère contraint un homme libre d'accepter la condition servile)*.
139. — On ne connaît pas au juste l'époque de la création du colonat; quelques auteurs ont voulu le faire remonter au temps de Sévère, quelquesuns même jusqu'aux Antonins, — peut-être jusqu'à Auguste; mais les seuls éléments précis d'information dont nous pouvons disposer jusqu'à présent ne nous permettent pas de placer son origine beaucoup avant le règne de Dioclétien*.
1 a L. s. d« ctgrifiOlU^ emHtis et cdonU (Oonstance) ; 1. 7, ttdd. (Valentinlen I, Valens et Gntien).
3 G. L. S 7n quib. eauê. col. (Constantin) ;h,2,eod.tU, (Arcadins et Ho« noiins).
Z 0. de agHc. eenê. et col. H, 1 (JasUnien).
4 SalTlus. de gubematione Dei.
5 Girard, Jfanuel, p. 127 et 138. T. néanmoiu Bameln (Mélanges), inr l'insorlptlon de Sonkh-el-Ehmla (pp. 306-831). Gonf. Girard, Textes, p. 160.