CHAPITRE I La cité patricienne
2. — Origines de Rome : Les Romains célèbrent chaque année le 19 avril Tanniversaire de la fondation de leur ville que la tradition place, avec précision, en Tannée 754 avant J.-C. Cette date est purement légendaire : ce qui certain c'est qu'une bourgade fortifiée du nom de Rome s'élevait dès le milieu du vin* siècle avant J.-C, sur le Palatin et qu'on en attribuait la fondation à un chef du nomdeRomulus. La population originaire de cette bourgade fut grossie d'abord par une fusion avec une peuplade voisine, de race sabellique, fixée sur le Quirinal, puis par une immigration d'Étrusques conduits par un hicumon ou prince de leur pays. — Cette origine tripartite expliquerait la division des anciens Romains en trois tribus : les Ramnenses^ compagnons de Romulus, les Titienses (guerriers Sabins de Tatius), les Liiceres (sujets ou compagnons du lucumon étrusque) *. — Ce sont
1 Vairon, de Ung, lat. 6. 56, — Cicéron,de repub., 2. 8. — Fe8tus,deveïb. tignif.^ v*« Lucwes et Tatienses.
\ trois tribus ethniques qu'il ne faut pas cotise avec les tribus (quartiers de Rome) dont il question quand nous étudierons le vote des ît les comices par tribus.
— La cité patricienne : Les trois tribus se aient chacune en curies, les curiesen décuries, écuries en gentes. — « Chez les Aryens la gens unité sociale primitive. C'est une institution relie qui repose sur la parenté. Elle comprend emble des personnes qui se rattachent à un Ire commun. Le mot^^?î^ comme les mots gie et ^em'/or implique l'idée de procréation * ». Ce sont les membres des gentes qui formaient itriciat. D'après la tradition, Rome comptait à 'ine cent familles dont les chefs [patres) forint le sénat de Romulus. Tout sénateur était ; pater^ tout fils de sénateur patricius ».
— Lespatricii, quand moururentles premiers 5 des gentes, les compagnons même de Romudevinrent à leur tour les chefs d'aggloméra- » plus restreintes, subdivisions de la gens prive, rattachées entre elles par la communauté lom gentilice ei des sacrifices domestiques, et Ton appela /ami/Zâ?.
— Quirites : Le nom si connu de quirites plique alors aux seuls /?a/ncn. Les auteurs vat sur l'origine et le sens primitif de cette appel- ►n. Varron la fait dériver du mot quiris qui dée, dit-il, la lance sabine, mais il n'est rien de
fantaisiste que les étymologiesdonnéespar les urs romains. Le mot quirites pourrait bien
1 Ciiq, Institution»^ p. 30-31.
LA PBEMIÈRE ANNÉE DE DROIT UOMAIN. 5
signifier tout simplement « membres des curies* ».