Degrés de la possession. Partant de
ces observations, une théorie qui semble plonger ses racines au plus profond du passé, a distingué tout d'abord deux sortes de possession : V la nuda detentio; 2° la possession protégée ou possession adinterdicta*
574. — Détention et possession : La nuda detentio n'indique aucune prétention à l'appropriation personnelle de la chose.
575. — hdi possessio ad interdicta comporte, au moins en ^énèv^V ^Vanimus domini (ou mieux domtnantis)y et les pouvoirs publics sont intervenus pour la protéger au moyen de décisions auxquelles a été attaché le nom à'interdicta.
576* — Possession ad usucapionem : Enfin à ces deux termes : la nuda detentio, ei lo. possession proté-^ gle^ une formation complémentaire en aajouté un troisième : la possessio ad usucapionem : lorsque la possession s'est prolongée pendant un certain temps, on est arrivé à la considérer comme fon^ dant le droit de propriété; nous reviendrons sur ce point en étudiant Vusucapion (V. m/m, n. 640 ets.).
Il nous suffit de retenir maintenant que la théorie de la possession arrivée à son complet développement distingue : 1° la nuda detentio'^ 2° la possession ad interdicta; 3° la possession ad usuca-pionem.
1 Nous disons « au Tuolns en général d parce qae certains détenteurs sans <mimu8 dominif comme le précariste, le créancier gagiste, ont les Interdits poBsessoires.
577. — Eléments de la possession : La possession proprement dite suppose deux éléments : le corpus et Vanimus,
Le corpus est l'élément matériel : la disposition effective de la chose {detentio, usus rei),
Uanimus, c'est l'intention de se comporter vis-àvis d'elle comme un propriétaire (affectus rem sibi hahendiy.