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qui est morte; il a fai: avertir les Outaouas que vous deviez venir le trouver, dans ce temps-là, au fort.
Deux jeunes Outaouas, qui luy ont parlé, ont dit que vous demandiez de voir un François; au lieu d’un, vous en voyez deux, qui sommes venus pour sçavoir vostre pensée.
Le sieur Gatinaud a eu l’ordre de n'en pas dire davantage et de laisser parler les Iroquois, retenant bien ce qu'ils luy diront, et après qu’ils auront fini leur discours, il leur dira ce qui suit :
« M. de Lamothe croit qu'il est à propos que vous ne veniez au fort que vers le milieu de l’autre lune ', parce que toutes les nations s’y trouveront pour lors; cependant vous estes les maistres d'y venir, quand vous voudrez. Il vous envoye ces quatre brasses de tabac pour fumer dans vostre chemin. lorsque vous viendrez pour le voir. »
Le sieur Gatinaud, est revenu au fort le 27 Février 1702, ayant parlé aux Iroquois Sonnontouans, suivant les instructions nrécédentes du mesme mois; il a apporté un grand collier pour M. de Lamothe.
Paroles des Iroquois par un collier. — Nous n'avons pas pu aller au Détroit, dans le temps que nous l'avons dit à M. de Tonty, parce que nous avons eu des malades; nous nous y rendrons d’abord que la navigation sera libre. Nous prions, par ce collier, M. de Lamothe de vouloir avertir toutes les nations de se trouver au fort dans le mesme temps que nous venons de dire, parce que nous nous y rendrons certainement.
Nous prions encore le chef du Détroit de leur dire qu'ils