‹ Première formation d'une chaine de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le Golfe du Mexique (1683-1724) [microforme] (volume 2)Chapitre 125 sur 267 · Il donné de luy · texte numérisé non relu

Il donné de luy

Iuy avc L. GC.)

sommes dans une bonne place au Détroit, et nous y avons de grands champs; il n'en faut point chercher d'autres; maintenant il ne faut faire qu’un mesme feu, et, quand nos terres seront vicilles, nous en chercherons une autre. »

Par un grand collier qu'il doit donner à M. le chevalier de Callières il luy doit dire ce qui suit : « Il y a bientost deux ans que nous sommes au Détroit; nous venons vous voir aujourd'huy et vous dire que nous y avons esté à descouvert de toutes parts !. Le feu de Sastaretsy est un bon feu ; ilest à Missilimakinak, aux Miamis et à Sonnontouan, c'est luy-mesme qui l’a porté au Détroit. Ce sont les François qui l'y ont mis, et lorsque les nations passeront au Détroit et qu'on verra de la fumée, elles diront : « C’est là le feu de Sastaretsy, et tant que ce feu demeurera au Détroit et celuy du François, nous nous y chaufferons ensemble. »

M. de Lamothe. — Si ce collier s'adressoit à moy, j'aurois ma response toute preste; mais, puisque vous le portez à Onontio, il vous la fera luy-mesme, puisqu'il a plus d'esprit que moy.

1. prétend dire qu'il n'y a pas de contrat passé pour les terres qu’on luy a données, n'ayant mis ny collier, ny présent sur son cestablissement, et qu'ainsi c'est de luy-mesme qu'il est au Détroit, Et il fait un reproche à M. de Callières de ne luy avoir donné aucune sécurité, depuis deux ans qu’ils sont establis au Détroit. L. C.)

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