‹ Première formation d'une chaine de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le Golfe du Mexique (1683-1724) [microforme] (volume 2)Chapitre 126 sur 267 · NATIONS INVITÉES A SE RÉUNIR AU DÉTROIT · texte numérisé non relu

NATIONS INVITÉES A SE RÉUNIR AU DÉTROIT

Conseil tenu par les Hurons, dans lequel se trouvoient

les Outaouas.

12 Juin 1703.

Quarante-Sols, autrement Michipichy, parle. — Je viens vous rendre compte de ce que j'ay fait dans mon voyage à Missilimakinak. En y arrivant, j'ay dit dans le conseil à Sastaretsy que je faisois la volonté d’Onontio, qui m'avoit dit de le venir voir pour l’escouter.

Je luy ay dit que mon feu estoit aux Miamis, mais que j'avois escouté la parole d'Onontio, et que je l’avois porté au Détroit pour luy obéir.

Par un collier. — J'invite Sastaretsy à quitter son feu de Missilimakinak et à le porter au Détroit, afin que toute nostre nation soit réunie ensemble. — Onontio le désire ainsi. — Il a les yeux bons; il a vu que la terre de Missilimakinak est une, meschante terre. Autrefois, il est vray, nous avons esté tués à Taronto; mais la raison en est qu’il n’y avoit point de François avec nous. Il y en a au Détroit, un grand village. Cela nous a mis en seureté. — Celuy qui y commande a de l'esprit; il veille nuit et jour, il prend garde à tout.

Par un deuxième collier. — Sastaretsy, regardez ce collier, C’est le mesme que vous m'avez donné pour m'in-

viter à me joindre à vous, au village de Missilimakinak,

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parce que vous disiez que c’estoit la parole du Gouverneur; songez maintenant à ce collier. Il doit vous ramener là, où est la parole d'Onontio, — C'est au Détroit, où la réunion de nostre nation se doit faire en une bonne terre.

Par deux bracelets. — Un grand chef Iroquois de la montagne de Montréal ! vous exhorte à la réunion.

Voicy ce que Sastaretsy m'a respondu dans le conseil : «Je porteray mon feu au Saguinan, Onontio me l'a dit; il m'a promis de me donner un chef françois pour cstre avec nous ?, »

Par un collier que Sastaretsy a donné à Quarante-Sols et par un autre collier à Samaouarez. — Je suis encore jeune. Je ne me mesle que de mon calumet. Ces deux colliers sont pour vous prier de régler entre vous l'affaire en question. — Les Hurons de Missilimakinak m’ont donné un démenti en plein conseil, disant qu'il estoit faux qu'Onontio eust dit aux Hurons de s’aller establir au Détroit proche de vous; je leur ay respondu que je n'avois point menti; que je l'avois bien entendu avec tous les Hurons qui y estoient, et que je n’avois point entendu parler de Saguinan.

Enfin, après avoir assez disputé, il a esté résolu que les Anciens qui sont à Missilimakinak, et ceux qui sont au Détroit, descendront à Montréal pour faire vider ce différend et faire ce qu'Onontio souhaitera.

1. I ya trente Iroquois de la Prière qui sont allée au Détroit. (L. C.)

2, On tasche de porter les Sauvages à faire divers postes pour y mettre des officiers, (L. C.)

LES NATIONS DU DÉTROIT RAPPELLENT LES PROMESSES QU'ON LEUR AVAIT FAITES,

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