PRÉFÉRENCE QUE MÉRITAIT LA NOUVELLE-ORLÉANS
Extrait d'un Mémoire de M. Hubert, ancien ordonnateur de la Louisiane.
Paris, 11 Avril 1723.
Il est presque impossible qu'on puisse ordonner le détail d’un pays si éloigné ct dont on a si peu de véritables connoissances. Le système ne peut qu’en être altéré, s'il ne tombe PAS IUMAMEMNE A 0 Due
Les différens changemens d’établissemens qu'on a faits en sont une suite nécessaire. Le premier a été sur le fleuve Mississipy, — excellente base (rien de mieux pensé), puisqu'on estoit venu en ce pays dans cette seule veue, que ce fleuve traverse toute cette colonie, et que toutes les terres par où il passe sont parfaitement bonnes. L'insuffisance ou plutôt les vues d'interest l’ont fait transplanter au vieux Biloxy, d'où les mêmes raisons l’ont porté sur la Petite Rivière de la Mobile, à dix lieues au-dessus de celuy qui y est aujourd'huy, où il fut descendu quelque temps après. L'isle Dauphine a esté ensuite occupée, d’où on a retourné sur le fleuve Mississipy pour y former la Nouvelle-Orléans. Le reste de l’éva-