‹ Première formation d'une chaine de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le Golfe du Mexique (1683-1724) [microforme] (volume 2)Chapitre 39 sur 267 · TES · texte numérisé non relu

TES

oin de ire de ste où ucoup qui le r vous ec une s qu’il doute

issili- > d’un nemy

s-là, brit et

de pénétration et qu'ainsi ils ont jugé qu'il falloit changer de langage et qu’il ne leur estoit pas propre. Enfin on a trouvé moyen par une cabaletoute visible de soulever trois ou quatre officiers, qui estoient dans des postes dépendans du sien et qui luy ont fait des algarades si extraordinaires et si inouïes que j'ay esté obligé de les faire mettre en prison, quand ils ont esté descendus et dont jene les ai fait sortir que depuis quelques jours, parce qu’assurément ils méritoient davantage. — Un certain Père Careilh, Jésuite, qui m’avoit escrit, il y a quelques années, des lettres si insolentes, a joué dans tout cela des rolles estonnans. — J'en escriray un mot au KR. P. de La Chaise, afin qu'il y donne ordre. Les supérieurs d’icy promettent assez de le faire, sans que j’en aye veu jusques icy aucun effect. — Cependant, si cela continuoit, il faudroit bien y trouver quelque remède, car il n’y auroit plus moyen que quelque oflicier qu’on enverroit, soit à Missilimakinak, Miamis, Illinois et autres endroits, pust y demeurer par toutes les persécutions qu’on leur fait, sur la gesne qu'on donne à leurs consciences et sur l’absolution qu'on leur refuse, sytost qu’ils ne font pas tout ce qu'on désire. — Ilya mesme sur cela un commerce d'intérest et d'argent qui est honteux à dire. M. de Tonty vous en auroit pu escrire, s’il n'avoit esté obligé pour se délivrer de tous ces tourments de s’en aller aux Assiniboëls, de laisser M. de La Forest en son absence, qui avec toute son adresse et sa douceur aura de la peine à s’en bien tirer.

M. de La Mothe aura besoin, si on l'attaque, que vous l’appuyiez et que vous sousteniez hardiment qu'il fait très bien son devoir, jusques à ce que l’année prochaine il puisse vous envoyer un détail exact de tout ce qui s’est passé. — Je

n'ay pas cru devoir entrer en matière là-dessus avec M. de Pontchartrain, parce queje ne sçay si on osera remuer ouvertement cette pierre, mais plutost sous terre, selon toutes les apparences. — Je me suis donc contenté de luy marquer qu'il s’acquitte très bien de son devoir. — Il espère des bontés extraordinaires que vous luy avez tesmoignées, lorsqu'ilestoit en France, que vous voussouviendrez de l'espérance que vous luy donnastes de luy procurer une lieutenance de vaisseau, quand vous en trouverez l'occasion. Il la mérite assurément, car il a beaucoup d'esprit, de cœur et de talents.

Il ne sera pas malaisé au sieur de La Forest de justifier que les Islinois s'appliquent à d’autres choses qu'à son commerce, s’il continue de faire ce que M. de Tonty y afaict,ets’il envoye une liste aussy ample que celle que ce premier a faicte de toutes les chevelures qu'on a levées sur les Iroquois et que les Pères Missionnaires ont certifiée, comme vous l'avez pu voir.

Je serois plus intéressé que personne qu'il fust sujet à payer les debtes de feu M. de La Salle, parce que j'en suis le premier et le principal créancier.

Page 1