‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 108 sur 304 · __——— DR TE TE EE · texte numérisé non relu

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t ordinaire-

sur cette matière avec toute la droiture dont iles

ment rempli.

Observation à fa ir

oit le plus convenab

asse et de la pesche, pour |

e,— Personne n'a contesté que le poste proposé ne $ Je pour le commerce, Pour l'abondance de la ch a facilité des

terres et pour Ja beauté du climat.

On n’a pas impugné non plus ages convertis

l'exemple proposé dans le au sujet des Sauv par les Anglois, sur amothe prend son modèle.

Ja facilité que Îles S

projet lequel L

On a esté forcé d'avouer pour apprendre Je françois.

On a reconnu que les Sauv en secret, CE qui

auvages ont

ages ne peuvent rien déterminer

en particulier et met les François hors de danger d estre insultés.

mot toutes Îes objecti ; une que M.

ons sont Îles symptômes d'une

de Champigny donna à toute

Eu un agonic; en voic extrémité.

Objection finale sont si libertins que les Jésuites EuXaire des domestiques €t qu'i

de M. de Champigiy"e — Les Sauvages

mesmes n’en ont pas PE avoir pour en f js sont contraints de se servir de François.

sothe. — Cette obje ne l'a faite que POUT s'en estre : veulent destruire ce projet.

Réponse de Lan ction ne sort point du sac de M. de Champigny ; e bonne foy à ceux qu 1 que les Jésuites S r domestiques,

rapporté d JL n’est pas nature d'avoir des Sauvages pou

ç soyent mis en devoir parce que cela est

contraire à leurs Vues :

j° Parce qu'ils prétendent que ja | aux Sauvages, à CAUSE qu’

anguc françoise ne doit pas estre enseignée elle les rend

plus desbauchés ;

l'avo devr hors Or mais Sauv Or parce veut | La raisO!

seign Pa voudi leur r Pa soient scroie consé

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point du L'en estre ce projet:

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Le les rend

2° Que tout commerce, que toute fréquentation entre les Sauvages et les François est dangereuse et corrompt leurs mœurs ;

3° Qu'il n’y a que l’esloignement des habitations françoises qui les préserve et les garantisse de cette corruption.

Réponse de Lamothe. — Ce sont plutost trois illusions que trois raisons; Car si la languc françoise rend les gens desbauchés et corrompt les mœurs, les rois de France ont eu tort de s’en servir et sont responsables d’un si grand mal pour l'avoir souffert et permis en Languedoc, en Guyenne et dans toutes les autres provinces. Suivant cette maxime, on devroit défendre d'imprimer, ni de lire ni escrire en françois, hors de l'Isle Ge France.

On sait bien que les mauvaises sociétés sont dangereuses ; mais il ne s'ensuit pas de là que tous les François ct tous les Sauvages sont meschants pour cela.

On ne dit rien contre ce dessein d’esloigner les Sauvages, parce que cela engageroit trop avant dans la matière et on veut bien avoir de la discrétion dans cette rencontre.

Lamothe a sapé jusqu'aux racines ces trois mauvaises raisons ou illusions dans le mémoire qu'il a donné à Monseigneur.

Par la première, il proteste que ceux qui les avancent n’en voudront pas démordre, parce qu'ils estiment qu'il y va de leur réputation de triompher tousjours.

Par la deuxiesme, c’est que si toutes les nations se réunissoient à une mesme langue, toutes sortes d'ecclésiastiques seroient reçus à les enseigner et à les instruire, et que par conséquent les gratifications seroient divisées et partagées en plusieurs mains et en différens ordres.

du

gen

Par la troisiesme, ils ne se

coient plus si nécessaires aux

trouvent forcés d'avoir recours à eux

sse parmi les Sauvages, ou pour aints de s’en

abu

pour S

mieux dire qui ne le sav dest

n leur dit. ; Il

Et par la quatriesme, c'est qu'a motif n'empesche pas cst a plus forte. cert

l'autre, et peut-Esire cett Enfin, Monseigneur, voilà tout ce qui s’est passé dans tent à M

l'assemblée, où mon projet fut lu, ou dans la conférence que j'eus avec M. de Callières. enge

Voilà comment «2 passage del

de volumes et qui fait tonner les chaires, des ouvriers petit »,

est grande el le nombre

gouverneurs, qui SC

çavoir Ce qui se pa ent jamais, estant contr

rapporter à ce qu'o

ç raison est l

Escriture qui remplit tant COUX

que « la moisson n’est qu'une

l'exé réus:

culté

elle (

chanson.

à son lieutenant : Je te denneray

Jésus-Christ n’a pas dit

la clef du royaume des cieux; il luy 4 ditles clefs, pour luy endre que, tout habile pescheur qu'il estoit, il auroit caba e et de secours pour faire sa pesche, et que tous rests s et disciples sroient autant de passe” carac

mesme porte du royaume; c'est ce N° « Allez et enscignez remu a rien de par-

faire ent besoin d’aid les autres apostre out qui ouvriroient la ar cet autre passage :

Ce terme est général et n a préférence d'un

part qui est confirmé P toutes les nations ».

ticulier. Pourquoy do à un autre prestre €t ne qui appartient au t travailler sans disti pour consommer cé

ni de nc y aura-t-il de | de se de ce prestre à un autre moine ?

mesme maistre. Tous les nction et SC haster à grand ouvrage

a qu

Jésuite toute:

C'est une vig vignerons Yÿ doiven

j les uns des autres le tou faire de bonnes vendanges. Il âmes payennes coulent en enfer, qui peut- espère

ç leur assoupissement, si ces ouvriers

loisir

l'env et pour y

Combien de ces e seroient sorties d

de lu

estr

pas

ans

que

tant issonl

u'une

neray ur luy auroit e tous passe c'est CE scignez ac parce d'un moine ?

Tous les haster à

ouvrage

qui peuts ouvriers

du Seigneur n'avoient pas disputé sur la préférence. Les gens d'esprit ne peuvent concevoir ce procédé; c’est un abus violent, et il y va, Monseigneur, de vostre gloire de le destruire.

Il résulte de tout cecy que ce plan est bon ou mauvais. Sil cst bon, il n’y a point à balancer de le faire exécuter. Il est certain que M. de Callières est tout dévoué à suivre vos intentions; il n’y apportera aucun obstacle; il n’y a qu’à escrire à M. de Champigny de la manière la plus forte et aussi l'y engager en luy donnant un peu d'encens, car il l'aime beaucoup. Choisissez ensuite un homme de teste et de main pour l'exécution sur les lieux, et vous pouvez vous asseurer qu'il réussira comme vous le souhaitez, malgré les secrètes difficultés qu’on y pourroit faire.

Vous ne devez jamais espérer que cette affaire réussisse, si elle est mise en délibération sur les lieux. C’est un pays de cabale et d'intrigue; il est impossible de réunir tant d'intérests différents. On est bien aise de contrecarrer, c'est le caractère de ceux qui y habitent.

N'accusez pas sur cela Lamothe d'indolence; il est assez remué sur cette affaire; mais il n’est pas maistre des esprits, ni des puissances du Canada ; elles sçavent bien luy ordonner de se taire, quand il leur plaist, et c’est à luy d’obéir. Il n’y a que vostre autorité et vos ordres qui puissent aplanir toutes ces mauvaises difficultés. Si Vostre Grandeur avoit le loisir de l'entendre une demi-heure, vous seriez esclairé sur le tout.

Il est fort désolé de l'impression que vous avez de luy; il espère fort que vous serez dissuadé et que vous continuerez de luy accorder l'honneur de vostre protection et de vostre

souvenir, comme vous le luy avez promis, puisqu'il est avec un très profond respect, | Monseigneur, Vostre très humble ct très obéissant serviteur,

Signé : LAMOTHE CabiLLAC.

À la Couronne, rue Saint-Antoine.

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