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songent ct qu’ils pensent bien à toutes choses, afin que, lorsque toutes les nations seront là assemblées, on puisse vomir tout ce qu'on a de mauvais dans le cœur et qu'il n’y reste plus rien, et, par ce moyen, M. de Lamothe, qui escoutera tous les hoinmes, réglera les difficultés qu’il pourra y avoir entre nous, qui sommes, pour ce qui nous regarde, fort résolus de faire une paix de durée; nous croyons que, pour y bien réussir, nous avons besoin du secours de M. de Lamothe. La nouvelle, qui avoit couru chez toutes les nations, de ceux que les Iroquois avoient tués, se trouva fausse ; l'alarme estoit générale et tous estoient en armes, et sans les précautions que prit M. de Lamothe, la guerre estoit recommencée, y ayant desjà plusieurs partis levés pour aller tuer les Iroquois, qui n'estoient qu’à trois journées du fort du Détroit. On n’a jamais pu trouver la source de cette nouvelle; cela alloit à l'infini, Ce qui est bien asseuré, c’est que quelques mécontens de la paix vouloient faire recommencer la guerre, ce qui seroit infailliblement arrivé sans le poste du Détroit. Les Iro-
quois l’avoient bien prévu, suivant ce précédent article,