‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 153 sur 304 · Ce c qu'ils sor qu'il faut C'est pou ct qu'il se · texte numérisé non relu

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chez nostre père ; faites ce qu’il vous dira, je feray comme il fera. Voilà des peaux pour vous faire des souliers.

Les Troguois. — Nous allons nous embarquer dans les canots de ceux qui résident à Montréal, et quand bien mesme les Pouteouatamis auroient fait coup sur nous, vous ne devez rien craindre. Nous vous mènerons jusqu'aux portes de nostre village, et, si vousmanquezde vivres, nous vous en fournirons, et, lorsque vous remonterez, nous vous accompagnerons jusqu'à Niagara; ce que les Pouteouatamis auront fait, ne vous regarde point.

Michipichy parle pour les Hurons. — Nous n'avons point donné de calumets comme vous. Ce n’est pas bien de tenir des conseils dans les bois, comme vous avez fait. C'est ici qu'il faut parler publiquement, en présence de nostre père et non pas dans l'obscurité. Pourquoy n'avez-vous pas amené des prisonniers en venant icy, comme vous l'avez promis à Onontio? Je viens des Miamis, je sais que leur cœur est bien pendu ; mais ils ne sont point contens de ne trouver icy aucun prisonnier de leurs gens.

Par un collier qu'il donne aux Iroguois. — Je vous exhorte par ce collier à ne tenir aucun conseil dans les bois, mais que ce soit devant le feu de nostre père. N'escoutez aucun mauvais discours ; nous en ferons de mesme. Onontio est le maistre du conseil ; nous ferons ce qu'il a réglé à Montréal, faites la mesme chose ".

M. de Lamothe parle par un collier aux Iroguois. —

1. Ce chef des Hurons répond au collier des Iroquois et leur fait connoistre qu'ils sont mal informés de l'avoir accusé d'avoir voulu brouiller les affaires, ct qu'il faut que ce soit dans le bois, à l'escart, qu'on leur ait fait ce mauvais rapport. C'est pourquoy il les exhorte de ne tenir aucun conseil que dans le fort du Détroit, et qu'ilse conformera d’ailleurs à ce que M,.de Callières à réglé au Montréal. (.C,)

J'auray ici de grands yeux et les tiendray tousjours ouverts pour voir ce qui se passera. Je seray ferme dans ce poste et j'y tiendray la terre unie; le soleil y paroistra sans nuage, afin que toutes les nations y viennent paisiblement et sans danger. S'il arrive que quelque esprit brouillon rougisse la terre, regardez d'abord ce collier, que vous tiendrez tousjours pendu à la plus haute cabane de vostre village, afin que vous vous souveniez de ma parole, qui est de vous adresser à Onornitio, d'abord que vous verrez que la terre commencera de se renverser, parce qu'il exécutera ce qui a esté réglé à Montréal, lorsqu'il a fait la paix générale.

Lorsque vous regarderez ce collier, souvenez-vous aussi

que vous serez les L :n-venus tousjours dans ce lieu.

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