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faisons que pleurer nos chefs, qui sont morts à Montréal, Je n'ay rien à dire maintenant.
Aucune nation de cette terre ne dispose de moy; Onontio seul est mon maistre ct il délibère seul de ma volonté, et je feray ce qu'il voudra.
Miamensa aux Outaouaset aux Kiskakouns, par plusieurs robes de chats et douze peaux de cherreuils. — Voilà ce que je présente à vous, en attendant que nostre nation vienne, en automne, vous danser un calumet.
Réponse de M. de Lamothe à Miamensa par deux couvertes d'escarlaline. — Voilà une couverte pour vous, Miamensa !, en voilà une autre pour la veuve Papalankoua; c'est pour essuyer vos yeux maintenant, en attendant qu'Onontio ait couvert plus honorablement vos chefs, qui sont morts à Montréal. S'il m'envoye les présens qu'il leur a faits avant leur mort, je vous les feray remettre en main. Soyez fermes dans vos sentimens et laissez à Onontio le soin de vous conduire; c’est un bon père qui chérit tendrement ses enfans.
Par deux brasses de tabac. — Voilà un peu de tabac pour vous remettre l’esprit; fumez-le tranquillement et rejetez le mauvais discours qu’on vous a fait, lorsqu'on vous a dit que vostre nation n'estoit pas comprise dans la paix générale. Je
vous parle par la bouche d'Onontio, je suis icy son cœur, et je vous asseure que vous estes ses véritables enfans, comme les Outaouas, Hurons, Nepissings et autres nations ; ainsi ne craignez rien.
Par quatre livres de poudre et huit de balles. — Voilà
1. C'est le père de ce chef qui est mort à Montréal et qui a été reçu à la place du mort, Il est estably icy maintenant. (L. C.)
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coup de bouillon pour vous nettoyer le gosier et l'estomac,
en sorte que toutes les mauvaises paroles,qu’on vous a dites, ne paroissent plus.
Par deux brasses de tabac. — Ce tabac est pour vous exhorter, Miamensa, à ne point oublier la parole que vous allez maintenant entendre. Je croyois que la Robe Noire, qui est maintenant chez vous, vous avoit annoncé la parole d'Onontio ; mais, comme il ne l’a point fait, et, qu’au contraire, il l’a changée, je vous déclare, de sa part, qu'il veut que toute nation lève son feu et qu’elle l'anporte ayprès du mien. Annoncez à vos gens ma parole et n'escoutez personne, si on vous dit autrement ; il n'y a que moy icy, qui sache certainement la pensée du Gouverneur.
Réponse de Miamensa. — Lorsque mon père aura compassion de moy, qu'il me donnera de la terre au Détroit et qu'il me liera icy les bras, je lèverai pour lors mon feu, Je suis bien aise d'entendre cette parole; on ne nous en avoit rien dit. Au contraire, la Robe Noire et M. de La Forest nous ont dit dans le conseil d’estre fermes sur nostre feu, et qu'ils y alloient faire de grands logemens t.
Réponse des Outaouas Koussikouet. — C'est bien tard que vous devez venir nous danser ce calumet, puisque ce doit estre cet automne; ce seroit bien, si vous veniez le danser cet ste
1. On voit qu’il persiste à dire que le missionnaire et même M. de La Forest,qui éstoit pour lors aux Miamis, leur ont dit de ne point venir au Détroit, et qu'ils kur ont donné de grandes espérances de faire là un grand establissement. Tout
ceci se rapporte au complot du mois de Juillet, fait à Missilimakinak entre les Jésuites de ces lieux et ces deux oiliciers, (L. C.)
la pli XII Angl LAMOTHE CADILLAC DESCEND A QUEBEC. HS SON RETOUR AU DÉTROIT, LE FORT NOMMÉ PONTCHARTRAIN, PES | Québ NOUVELLFS DE LA GUERRE AVEC LES ANGLAIS, Qu nes = Ont €çs et ils 10 Décembre 1702. à eux M. de Lamothe recut une lettre, le 18 juillet :702,de M. le qu'ils chevalier de Callières, qui luy marque que le Roy à accordé rester le poste du Détroit et le fort Frontenac à la Compagnie Les de la Colonie, et luy escrit aussi de nommer ce fort, Fort Pont- | à cestre chartrain. | parce « Le 21 de Juillet, M. de Lamothe est party du Fort Ponchar- qu'ils s train pour aller à Québec, où il fituntraité avec la Compagnie, Qua par lequelelle s'engage, par ses soins, de le nourrir avec toute que je sa famille, et de luy payer, par chaque année, la somme de qu'ils v deux mille livres, argent de France; cet accord fut passé par curentd Chambalon, notaire de Québec, et signé de M. de Callières, qu'il ye Gouverneur général, et de Beauharnois, Intendant. Le mesme sur des traité parle que le sieur de ‘TFonty, capitaine, sera aussi lendema nourri avec sa famille, et qu'il luy sera payé, par an, la à Québe somme de treize cent trois livres. des envir M. de Lamothe arriva icy le 6 de Novembre de la mesme Anglois année; 1l trouva que tous les Sauvages estoient allés en faireauc chasse, tage.
Paroles de M. de Lamothe aux Hurons et Outaouas qui à aroient resté à leur rillage, — Puisque vous voulez que je 1 C'est u E vous raconte des nouvelles, je vous diray ce que j'en scais: au