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esté bien aises de cela, parce qu'il n’y a plus d’autres pays pour la chasse.
Nous sçavons que c’est le Roy qui a envoyé au Détroit les premières marchandises. C’est pour quoy on nous les a données à bon marché, mais nous sçavons que celles-cy sont à la Compagnie, c'est pour quoy elles sont si chères ; nous souhaitons que le Roy y envoye encore et nous vous prions de le luy escrire ".
Lorsque vous estes venu ici et que vous nous avez invités à y venir, vous ne nous £ vez pas expliqué qu'il n’y auroit que la Compagnie qui y fercit vendre des marchandises 2. Nous avons toujours bien escouté vostre parole, quoyque vous nous ayez parlé avec les mains vides, ce qui est une marque de nostre attachement particulier. Nous vous prions de nous escouter à vostre tour et de faire aussi ce que nous voudrons î.
Nous vous avons dit et bien expliqué ce que le Gouverneur des Anglois a fait l'année passée pour nous engager à aller
chez luy en traite 4, ce que nous n'avons pas voulu faire, parce que vous ne l’avez pas jugé à propos; mais si on nous augmente es prix des marchandises, nous pouvons bien y aller.
Nous ne sommes pas bien loin des Anglois, et nous ne voyons pas que nous soyons fort à blasmer, si nous y allons chercher nos commodités. Cependant nous ne l'avons pas
1. Ceci prouve qu'ils n'aiment pas passer par les mains de la Compagnie. (L, C.)
3, M, de Lamothe n'en sçavoit rien luy-mesme ; s’il l’avoit sceu, il auroit prié la Cour de l'en dispenser par rapport à la connoissance qu'il a des Sauvages. (L. C.)
3. On n'a rien donné pour ies Sauvages du Détroit, M. de Lamothe n'a pu rien obtenir, ce qui est surprenant.
4. Les Sauvages ont tout déclaré à M. de Lamothe, et, par ce moyen, il a rompu les mesures des Anglois,
voulu faire jusqu’à présent 1; M. de Vaudreuil m'a dit en qu'on dernier lieu que vous nous les feriez donner à bon marché cela ve
par M. Radisson. traite, :
Maconce parle pour les Loups. — Nous croyons qu'on É moy et nous traitera comme ceux qui sont icy, puisque vous nous disson 4 avez promis que vous nous tiendriez sous vos ailes. Pour Il est : L moy, je suis comme un François, et j'ay le mesme cœur, je seroien: 1 vous escouteray tousjours ?. aujourd Réponses du mesme jour faites aux nations par M. de Ë et que 4 | Lamothe. — Tout ce que M. de Callières nous a dit se rap- affaires ; porte à vos paroles, mais il est mort; la maladie a empesché f Je vo L aussy qu'il ne soit venu des familles françoises. Je crois que chemin | ls Jésuites viendront cet automne, parce que M. de Vaudreuil cipices, me le mande, et vous ne devez pas douter qu'il ne soit vray ment de que je les commande, aussi bien que tous les François qui vous con
la curiosi
sont dans ce pays À.
Si les Jésuites ont tant différé de s'y establir t, c'est que escriray
peut-estre on ne leur a pas encore donné tout ce qui leur est chaine
nécessaire; c’est ce qu'ils m'ont mandé, lorsque je les ay en- vos enfa
EU voyé chercher ce printemps. Lorsque je suis venu icy avec Il est
Ke : M. Radisson, vous avez csté contens de luy et du bon marché appartend
des marchandises. Je crois qu'il vous contentera encore ct
que vous entrerez dans ses raisons. É
nc Je ne suis pas le maistre de faire icy plusieurs magasins:
vous pouvez vous adresser au Gouverneur général *. Pourveu
r, C'est la pure considération qu'ils ont pour M. de Lamothe qui les a empes-
chés d'aller aux Anglois, (L. C.) L 2. Cela fait voir que ce chef est gagné par M. de Lamothe avec sa nation, L. C.) ES ! 3, M. de Lamothe fait le contraire de ce qu'il dit dans l'espérance de sortir bientost du Détroit, par le mauvais procédé de la Compagnie à son esgard, de M. de Vaudreuil et de M, de Beauharnois. (2, C.) 4. Cet article se rapporte au précédent, (L. C.) 5 11 parle ainsi, afin que les Sauvages s'adressent à lui avec confiance, (L. C.)
leur faisant cieuse, (L. C