À respo mauvais dess
en qu'on vous donne les marchandises à un prix raisonnable, hé cela vous doit estre indifférent, parce que si on vous malè traite, si on vous brusque, vous n'avez qu'à vous plaindre à on ê moy et on fra changer de commis. Je m'asseure que M. Ra- » us ; disson vous contentera, parce que c’est un homme paisible. AR ur ; Il est vray que M. de Callières vous a dit que vos enfans | ; , je LA seroient bientost comme les nostres !; mais la guerre qui est aujourd’huy de l’autre costé du grand Lac, contre les Anglois, de É et que le Roy fait à toutes les nations, empesche que les | ap- é 2 affaires avancent pour agrandir ce village. ché É Je vous exhorte à perdre la pensée de prendre le mauvais i que ; chemin que vous avez devant vos yeux ?. Il est plein de pré- . quil cipices, de ronces et d’arbres renversés; effacez-le entièreray É ment de vostre mémoire. (On fera tout ce qu’on pourra pour qui 4 vous contenter. Je suis bien aise que vous ayez l'intention ct , la curiosité de voir le Roy; vous en serez les maïstres. Je luy que escriray vos desseins et vous en aurez response l’année prorest M chaine *; je l'informeray aussi du désir que vous avez que ä L en- : vos enfans soyent instruits comme les nosires. avec ï Il est vray que lorsque je suis venu icy, les marchandises KI rché ‘ appartenoient au Roy. Je ne sçais pas qui vous l’a dit, mais : reet M je suis sincère et n’en disconviens pas, c'est ce qui fait qu'on a a | A 2 pu vous les donner à bon marché, parce que le Roy est ur l sins: 4 riche, estant le maistre de tous nos biens +; mais à présent, ne i | tr veu 1 LEE mr | ere J 1. M. äe Lamothe les encourage et les exhorte à la patience. (L, C.) |
2. Il leur inspire d’estre fidèles au Roy et de demeurer dans nostre alliance,
L.C) leur faisant comprendre que l'alliance des Anglois pourroit leur devenir perni- 0 LU “ere F cieuse, (L. C.
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d 4 3. À respondre par la Cour. Ce voyage des chefs pourroit faire suspendre les ard, de 3
mauvais desseins que toutes les nations pourroient avoir, (L. C.) 4. C'est une bonne raison et qui les frappe le plus, car ils sont convaincus de t LC: la granduur du Roy et qu'il est grand guerrier, pour me servir de leurs termes. (Z C.)
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comme il ne pense qu’à faire la guerre, il ne s'en mesle plus, Vous voyez bien, par cette raison, qu'en venant icy la première fois, j'aurois eu tort de vous dire que les marchandises appartenoient à la Compagnie.
Je suis content de vous autres, Outaouas, Hurons et autres nations, parce que vous m'avez bien obéi; taschez de ne pas donner lieu de me plaindre de vous.
Je sçais que je vous parlois autrefois avec les mains garnies; si je vous parle aujourd’huy avec les mains vides, je ne puis faire autrement ï. Je vous invite pourtant à ne point laisser tomber par terre les paroles que je viens de vous dire, parce que j'espère que cela sera mieux à l'avenir, et que, M. de Poutchartrain, dont ce village porte le nom, enverra de quoy fortifier ma parole dans les occasions qui se présenteront.
Vous n'avez pas lieu de vous plaindre des autres commis, vous ayant donné les marchandises à bon marché, ainsi que je le crois, quoyque vous me disiez le contraire.
1. Il est nécessaire de faire attention à cet article. (L. C.)
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