SUR LES AUTRES RIVIÈRES EN REMONTANT LE MISSISSIPT
Extrait d'une lettre de M. Le chevalier de Callières
et de M. Champigiy a ministre.
5 Octobre 1701:
Nousjugeons bien, Monseigneur; par ce que VOUS nous faites j'honneur de nous mander, que Sa Majesté veut establir le Mississipi et ne pas destruire le Canada. — C'est pourquoy il nous paroist qu'il est plus à propos que la France fasse cet establissement par elle-mesme que par le moyen de cette colonie,
qu’on ne peut démembrer tant soit peu, Sans luy porter un
notable préjudice. D'ailleurs la dépense en gstant moins grande
du costé dela France, ilest constant que CEUX qui donnent des avis contraires ne Je font que par un principe d'intérest particulier, sans se mettre en peine de la conservation et du soU$tien d'un pays que VOUS protégez si puissamiment, Monseigneur, depuis qu'il est sous VOS ordres.
Nous sommes bien aises que Sa Majesté ait pardonné aux coureurs de bois, mais nous pouvons l’assurer qu'ils ne seront
pas d'une grande utilité au Mississipi, n'étant pai propres à