‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 196 sur 304 · ERS POSTES DE LA L · texte numérisé non relu

ERS POSTES DE LA L

LES PREMI saloupe. Après no es, nous trouvasmes $€

pt lieues, nous retomba autres lieues

tirer à bras nosire cl au bout de ces sept lieu au bout decesse énient de trouver encore sept es,où il fallut, avant, derechef descharger mettre à l'eau pour la tirer encore apides sont des prairies bord du Mississipy-

usestre mis dans l'eau, pt lieues navigables; mais smes dans Je mesme inconv d'eau basse et de rapid nostre chaloupe et nous pendant sept lieues. À la gauchedecest découvertes de plus de dix lieues, depuis le Les herbages de ces prairies sont comme du sainfoin et ne au plus qu'à la jarretière. Il y a dans ces prairies utes sortes d'animaux. Quand nous eusmes nous causèrent beaucoup de fatigues, auche des mines de plomb es Mines de Nicolas Perrot, es. À vingt lieues de là, d'une grande ri-

viennent tout une infinité de to passé ces rapides, qui pous trouvasines à droiteetà g qu'on appelle aujourd'hui encore | qui estle nom de celuy quiles a trouvé

plus haut à droite, on trouve l'embouchure l'on nomme Ouisconsin. Vis-à-vis de l'embouchure

a quatre isles dans le fleuve du Mississipy €t is, à la gauche, fort élevée, qui contient remonte par cette rivière jusqu'au à soixante lieues du fleuve de quatre lieues du lac

vière, que deOuisconsin il y une montagne vis-à-v une demi-lieue de long. On Baye aux Renards,

du Mississipy. Cette baye s'approche que les François

de Michigan. C'est par là nent des Scioux. De l'e

en Canada, lorsqu'ils revier de Ouisconsin, à dix lieues plus h ame costé, l'on

uve le commencement d'une grande

e lieues. Le tong du Mississipy» à la aux ailes; les fonds

qui font une agréable la gauche, ilty a

portage de la

passent pour aller mbouchure

aut du me prairie longue de

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prairie, est nommée la Prairie

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La gauche, ily à

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RELATION DE PÉNICAUT. 413 unc autre prairie qui luy fait face, appelée la Prairie des Paquitanets, qui n’est pas de beaucoup si longue. A vingt lieues plus haut que ces prairies, on trouve le lac de Bon-Secours, qui a sept lieues de tour et une lieuce de traverse, par lequel passe le Mississipy. À droite ct à gauche de ses bords, il y a encorc des prairies; dans celle de la droite, sur le bord du lac, un fort qui a esté basti par Nicolas Perrot, porte encore son nom aujourd'huy. Au bout du lac l'on trouve l'isle Pelée, ainsy nommée parce qu'il n'y a aucun arbre. C’est sur cette isle que les François du Canada establissent leur fort et leur magasin, quand ils viennent pou: trafiquer de la pelleterie et autres marchandises ; c'est aussy dans cet endroit qu'ils hyvernent, parce que la chasse est fort abondante dans les prairics des deux bords du fleuve. Dès le mois de Septembre, par le moyen de la chasse, l’on y fait sa provision de viande que l'on met près de sa cabane, sur une espèce d'eschafaud é.evé, après qu'elle est escorchée et vuidée, de sorte que le grand froid qu'il fait dans le mois de Septembre jusqu'à la fin de Mars empesche qu'elle ne se corrompe pendant tout l'hyver, qui est très rude en ce païs-là. L'on ne sort dans cette saison que pour aller à l'eau, où il faut casser la glace tous les jours, et vostre cabane ordinairement est sur le bord de l'eau pour ne point aller loin. Quand le printemps est venu, les Sauvages viennent apporter à cette isle leur marchandise, qui consiste en toute sorte de pelleteries, comme castors, loutres, martes, loups-cervicrs, péquants ct toute autre pelleterie de toute sorte. Les peaux d’ours servent ordinairement à couvrir les canots des Sauvages et des Canadiens.

Souvent des Sauvages pillent les marchands françois cana-

diens. Entre autres les Sauvages d’un village, composé de cinq

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nations différentes et qui sont distingués par leurs noms, scavoir : les Scioux, les gens du grand village, les Mentontons, les Mendeouacantons, les Ouyopetons et d’autres Scioux des terres. À trois lieues plus haut, en sortant de cette isle, on rencontre à la droite la Rivière Sainte-Croix, où il y a une croix plantée à son embouchure. Huit lieues plus haut, l'on trouve le Sault de Saint-Antoine, que l’on entend de deux lieues; c'est la chute du Mississipy tout entière qui tombe à plomb desoixante pieds de haut, ce qui fait un bruit semblable à celuy d’un tonnerre qui rouleroit dans l'air. En cet endroit, il faut porter les canots et chaloupes, pour les monter par terre au-dessus pour pouvoir continuer sa route dans le Mississipy. Ce que nous ae fismes pas, parce que, après avoir considéré quelque temps cette chûte de tout le Mississipy, nous retournasmes un quart de lieue en decà le Sault de Saint-Anthoine, à une rivière qui tombe à la gauche du Mississipy, qu’on nomme la Rivière Saint-Pierre ?. Nous prismes donc nostre chemin par l'embouchure de cette rivière que nous remontasmes quarante lieues, où nous trouvasmes une autre rivière à la gauche, qui tombe dans la rivière Saint-Pierre, dans laquelle nous entrasmes. Nous la nommasmes la Rivière Verte, à cause d’une terre qui se détache des mines de cuivre, s’y détrempe et la rend verte. À une lieue avant dans cette rivière, nous trouvasmes une pointe de terre esloignée des bois d’un quart de lieue. Ce fut sur cette pointe que M. Lesueur résolut de faire bastir son fort, parce que nous ne pouvions pas monter plus haut à cause des glaces, etque c’estoit le der-

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