‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 225 sur 304 · RELATION DE · texte numérisé non relu

RELATION DE

arriver pour y conclure la paix, parce que le commun du peuple aimoit fort les François et n'avoit eu aucune part au meurtre des cinq qu'on avoit tués.

Quand M. Pailloux eut lu au Grand Chef les articles de la paix, en présence de tous les autres chefs qui v estoient présents, il approuva les conditions que son frère avoit acceptées, et dit à M. Pailloux qu'il ferait commencer à faire travailler au fort, quand M. de Bienville l'ordonneroit, et qu’on n'avoit qu'à choisir la place. Nous demeurasmes huit jours dans le village, où nous fusmes très bien traités par les Sauvages pendant ce temps-là. Ensuite nous allasmes trouver M. de Bienville au fort des Tonicas, où nous ne restasmes que deux jours, au bout desquels nous retournasmes avec M. de Bienville et cinquante hommes aux Natchez pour parler au Grand Chef et aux autres. Celui-ci, accompagné de ces derniers, vint au desbarquement au-devant de M. de Bienville; presque tous les Natchez les suivoient. Il ratifia d'abord les articles de la paix sur le mesme pied qu'on avoit prescrit au jeunc chef, son frère.

M. de Bienville choisit une place sur une élévation, proche le village, pour y faire construire le fort, qu'ils commencèrent dès le lendemain, après qu'il en eut ordonné la forme et qu'il en eut fait tracer l'enceinte. Il s'en retourna peu de jours après au fort des Tonicas, laissant M. Paiiloux avec douze François pour faire continuer le travail du tort. On fut bien six semaines avant qu'il fust achevé, mais alors on en fit avertir M. de Bienville qui vint avec MM. de Tissenet ct de La Loire, les deux frères, et tous les François qui estoient avec luy au fort des Tonicas. Quand il y fut arrivé, ilordonna

encorc des logemens pour les oflicicrs et des casernes pour

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