‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 273 sur 304 · PRÉFÉRENCE QUE MÉRITAIT LA NOUVELLE-ORLÉANS · texte numérisé non relu

PRÉFÉRENCE QUE MÉRITAIT LA NOUVELLE-ORLÉANS

Extrait d'un Mémoire de M. Hubert,

ancien ordonnateur de la Louisiane.

Paris, 11 Avril 1723.

Il est presque impossible qu'on puisse ordonner le détail d’un pays si éloigné et dont on a si peu de véritables con-

noissances. Le système ne peut qu’en être altéré, s’il ne

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tombe pas de luy-mesme. . .............

Les différens changemens d’établissemens qu'on a faits en sont une suite nécessaire. Le premier a été sur le fleuve Mississipy, — excellente base (rien de mieux pensé), puisqu'on estoit venu en ce pays dans cette seule veue, que ce fleuve traverse toute cette colonie, et que toutes les terres par où il passe sont parfaitement bonnes. L'insuffisance ou plutôt les vues d'interest l’ont fait transplanter au vieux Biloxy, d’où te les mêmes raisons l’ont porté sur la Petite Rivière de la Moes bile, à dix lieues au-dessus de celuy qui y est aujourd’huy, où il fut descendu quelque temps après. L'isle Dauphine a

esté ensuite occupée, d'où on a retourné sur le fleuve Missis

sipy pour y former la Nouvelle-Orléans. Le reste de l’éva-

cuement a été porté à l’ancien établissement du Vieux-Biloxy pour la seureté contre les Espagnols, qui venoient de manquer l'isle Dauphine, et, par conséquent, toute la colonie qui auroit été envahie sans l’arrivée de l'escadre du Roy,

SSEMENTS. ; s .

commandée par M. de Champmeslin. — On a donc cru ne

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