‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 62 sur 304 · PAR LE MARQUIS DE DENONVILLE · texte numérisé non relu

PAR LE MARQUIS DE DENONVILLE

31 juillet 1687.

Jacques René de Brisay, chevalier, seigneur marquis de Denonville et autres lieux, gouverneur et lieutenant général pour le Roy en toute l’estendue du Canada et pays de la

Nouvelle-France, Aujourd’huy, dernier jour de juillet et an mil six cent quatre-

vingt-sept, en présence d’'Hector, chevalier de Caliicres, gouverneur de Montréal audit pays et commandant le camp sous nos ordres, et de Philippe de Rigaud, chevalier de Vaudreuil, commandant les troupes du Roy, estant campez avec toute l'armée au poste de Niagara, au retour de la marche que nous avons faite aux villages Iroquois Tsonnontouans,

Déciarons, à tous, à qui il appartiendra, estre venus au camp de Niagara, situé au sud du lac Ontario, à l'ouest des Tsonnontouans, vingt-cinq lieues au-dessus, dans un angle de terre à l’est de l'embouchure de la rivière du mesme nom, qui est la descharge du lac Erié, venant des lacs Huron, Illinois, grand lac Supérieur et de plusieurs autres au-dessus dudit grand lac, pour et au nom du Roy, réitérer la prise de possession dudit poste de Niagara, plusieurs establissements y ayantesté faits cy devant depuis plusieurs années par

ordre passé de N plusie dont « Salle :

gara, furent ce qui autres, comme logeme:

ne pour voyions lequel :

Gaillard et subd Canada,

ordre du Roy et nommément par le sieur de La Salle, ayant passé plusieurs années à deux licues au-dessus du grand sault de Niagara, et où il fit et bastit une barque, qui a navigué plusieurs années dans les lacs Eric, Huron et des Illinois, dont on voit encore les chantiers. En outre ledit sieur de La Salle ayant estably des logemens avec des habitans audit Niagara, en l'année mil six cent soixante-huit', lesquels logemens furent bruslez, il y a douze ans”, par les Sonnontouans, ce qui est un des sujets de mescontentement avec plusieurs autres, qui nous ont nécessité de leur faire la guerre; et comme nous avons cru que, tandis que la gucrre dureroit, les logemens, que nous avons jugé à propos de remettre sur pied, ne pourroient pas demeurer en seureté, si nous n’y pourvoyions pas, nous avons résolu d’y construire un fort, dans lequel nous avons mis cent hommes des troupes du Roy pour y tenir garnison sous le commandement du sieur de Troyes, un des anciens capitaines des troupes de Sa Majesté, avec le nombre nécessaire d'officiers pour commander lesdits soldats.

Le présent a esté passé en nostre présence et de Monsieur Gaillard, commissaire de la part du Roy à la suite de l’armée et subdélégué de Monsieur de Champigny, intendant du Canada, lequel acte nous avons signé de nostre main et scellé du sceau de nos armes, et fait signer par Messieurs de Callières et Vaudreuil et par Monsieur Gaillard, ct contresigner par nostre sccrétaire. Et ont signé : J. René de Brisay, marquis de Denonville ; le chevalier de Callières, chevalier de Vaudreuil; Gaillard, et, plus bas, par Monseigneur, Tophlin. Collationné à l'original et demeuré en nos mains par moy,

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