LES FRANÇAIS LA PRÉVIENNENT PAR UN POSTE A NIAGARA
Extrait du Mémoire de l’estat présent des affaires du Canada sur la guerre des Iroquois.
27 octobre 1687.
Monseigneur me mande, par sa lettre du cinquiesme juin de cette année, avoir eu advis d'Angleterre qu’il s’y forme une Compagnie fort considérable, qui a pour but un establissement de commerce aux environs du grand lac, appelé la mer Douce, qui est le lac Huron de Missilimakinak.
C'est une suite de ce grand dessein qui commença à esclater dès l’an passé par l’envoy des gens du colonel Dongan qui furent à Missilimakinak, où l’on prit hauteur, ainsi que j'eus l’honneur de vous le mander. M. Dongan a cru avoir le dessus, ses gens ayant esté bien receus et appuyés des Iroquois, puissans et redoutés, dont il s’est fait le maistre. Il a
continu rente h J'aye ledit col.
suis seur S'ils avo Il n'y a droits du de tous le Le pos veauté, pr n'est ruin J'ay mis à glois, qui | Monseigne et la posses le commer.
RENOUVEL
Olivier M
dant pour le
continué son dessein, cette année, avec les deux partis de trente hommes, commandez chacun par des officiers.
J'ay eu advis, ce printemps, de la Nouvelle-Angleterre, que ledit colonel Dongan se préparoit à les envoyer secourir, et suis seur que son dessein estoit d'occuper le poste de Niagara. S'ils avoient réussi, le pays estoit perdu. Les voilà primés. Il n'y a plus qu’à soustenir cette affaire. Le mémoire des droits du Rev establit assez la possession, où nous sommes, de tous les Lacs.
Le poste que j'ay fortifié à Niagara n'est pas une nouveauté, puisque le sieur de La Salle y a eu une maison, qui n'est ruinée que depuis un an, que le sergent Le Fleur que j'ay mis à Cataracouy a abandonné par les menées des Anglois, aui ont sollicité le Sonnontouan de le chasser. Il faut, Monseigneur, soustenir ce poste, celuy de Dulhut au Destroit et la possession detous les Lacs, si vous ne voulez perdre tout le commerce d’'En Haut.
MOREL DE LA DURANTAYE RENOUVELLE LA PRISE DE POSSESSION DES TERRES DES ENVIRONS DU DÉTROIT DES LACS ÉRIÉ ET HURON