‹ Premières consequences de la guerreChapitre 52 sur 100 · LES VBOJBTS D UN EMPIRE CENTRAL · texte numérisé non relu

LES VBOJBTS D UN EMPIRE CENTRAL

pour étudier la situation de la Lithuanie et discuter les moyens de secourir les peuples asservis, a publié les résolutions suivantes :

Considérant que les données que nous possédons déjà montrent à n'en pas douter, que les autorités allemandes :

Persécutent impitoyablement les habitants des régions envahies et dévastent complètement le pays;

S'emparent de tous les biens et détruisent même les richesses naturelles en rasant les forêts ;

néquisitionnent les suprêmes ressources de la population et l'accablent d'impôts beaucoup trop lourds pour ses forces, en permettant par surcroît aux fonctionnaires d'en poursuivre la perception arbitraire, selon leur gré ;

Écrasent cette population sous le poids de travaux obligatoires qui rétablissent le régime des serfs (on force les habitants à travailler deux jours par semaine) ;

Démoralisent le pays systématiquement, en contraignant les habitants à créer des maisons closes, même dans les petites villes, même dans les villages où pareils établissements n'ont jamais existé;

S'efforcent par tous les moyens possibles d'empêcher le développement de toute civilisation lithuanienne et interdisent toute publication en langue lithuanienne;

La Conférence ayant pris connaissance de tous les rapports qui établissent ces faits de façon indiscutable, proteste contre les persécutions allemandes et fait appel au monde civilisé en lui demandant d'intervenir au nom des principes humanitaires, en faveur du peuple lithuanien.

Le Vœ Victis de Brennus, ex^ct à l'aurore des civilisations, le demeurera toujours.

C'est aux peuples à tâcher d'acquérir l'énergie nécessaire pour n'être pas des vaincus. Ils n'ont plus, dans l'état actuel du monde, à compter que sur eux-mêmes et leurs alliances

L'exemple des pays qu'ont dominés les Allemands avant et durant la guerre montre ce que pèse « l'organisation » étatiste dont les Germains s'enorgueillissent, mais que le reste du monde repousse avec horreur.

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