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n'est plus, comme jadis, la volonté des souverains qui décide la guerre ou la paix, mais l'opinion publique. Pareille à un torrent déchaîné qu'aucune digue ne saurait arrêter elle oblige les chefs d'Etat à suivre ses fluctuations et à agir parfois contre leurs volontés.
L'Italie, la Roumanie et la Grèce sont des exemples de cette évolution. En Allemagne, enfin, nous avons vu l'empereur, après avoir saturé ses sujets de théories pangermanistes, et préparé une guerre qu'il croyait faire surgir à son gré, être entraîné à commencer les hostilités à un moment où probablement il ne le souhaitait pas. L'ère des foules est ouverte. L'histoire sera de plus en plus guidée, sans doute, par les volontés collectives.