LA VANITÉ
Quand Louise perdait au jeu, elle disait: *' Oh ! je n'ai jamais eu de bonheur, moi P' Si elle projetait quelque promenade et que la pluie la forçât de rester à la maison ; ou bien s'il lui survenait quelque contrariété, elle s'écriait :
*' Ces choses-là ne sont faites que pour moi !" Sa mère lui dit :
** Ma fille, tout ce que tu dis là prouve ta vanité, puisque tu t'imagines que tout n'est ordonné que pour toi, et que tu es l'objet de l'attention particulière de la Providence. Si tu réfléchissais à tout ce qui t'arrive d'heureux, tu la remercierais humblement au lieu de te laisser aller à ce dépit ridicule."