LE SERIN
" Hélas ! te voilà mort, mon bon petit serin ! Je ne te verrai plus gruger biscuit ou gTain, Me regarder d'un air si fripon et si drôle, Grappillant, frétillant, sauter sur mon épaule, Picorer sur ma lèvre ou bien au sucrier, Sirotant, sifflotant, chantant à plein gosier !"
Les enfants sont venus, ont pris le pauvre hère, Et puis l'ont enterré dans un trou, sous la terre. Us ont planté dessus un rosier tout fleuri, Et dont les belles fleurs lui serviront d'abri. Assis là bien souvent, y passant plus d'une heure, Chacim d'eux se souvient du cher serin, et pleure.