‹ Premières lectures. Beginner's French Reader; short and easy pieces in prose and verse with a complete vocabularyChapitre 75 sur 124 · L'HORLOGE · texte numérisé non relu

L'HORLOGE

Je vais voir à l'horloge qui est sur la place, audessus du portail de l'église. ... Il est huit heures.

L'aiguille de l'horloge marche si doucement qu'on ne peut la voir marcher. Cependant elle avance à mesure que le temps s'écoule.

Je me retourne, je fais quelques pas, je joue. ... Je reviens, je lève la tête ; déjà l'aiguille s'est déplacée. Il était huit heures, voici qu'il est huit heures un quart. . . . Comme le temps passe !

Je ferme les yeux ; il fait chaud, je m'endors. ... Je me réveille. . . . quelle heure est-il ? onze heures. . . .

0 mon Dieu, trois heures écoulées ! Il est bien tard, le temps me manque pour le travail ordonné. Le quart de ma journée est perdu.

Voyez comme l'aiguille de l'horloge a marché pen

dant que je dormais, ne songeant à rien. L^aiguille de riiorloge ne recule jamais, elle avance toujours.

Pendant que je joue, que je reste oisif, elle marche, elle marche toujours.

L'heure qui est passée ne revient pas. . . . On ne retrouve pas le temps perdu.

Quand je prends du sable dans ma main et que je le répands sur la terre, si doucement que je le répande, ma main est bientôt vide.

Ainsi est le temps ; il s'échappe, et rien n'en reste : l'heure sonne à l'horloge, c'est le compte du temps qui passe.

L'heure qui sonne nous dit: *^ Travaille.'^ Caria même heure ne sonnera pas deux fois. . . .

LE SINGE ET LA MOîs^RE.

Pendant l'absence de son maître, un singe ayant aperçu une montre accrochée à la tapisserie, la prit et se la passa au cou. Cela fait, il se mit à la monter, comme souvent il l'avait vu faire, puis il y regarda l'heure. Comme il lui semblait qu'elle avançait trop, il ouvrit le verre et la retarda, pour la remettre sur Pavance Hnstant d'après. *' Allons, dit-il, la voilà qui va marcher trop lentement ! mais je vais y remédier.'^

Il porte la montre à son oreille, en juge le mouvement irrégulier, la rouvre, tiraille la chaîne et accélère la marche des petites roues, si bien qu'à la fin la machine se détraque et s'arrête net et pour toujours.

LE DINDOK

Moi, je me pare, Moi, je me carre :

Moi, je suis gras et beau 1 Ma plume est noire, Mon dos de moire.

De rubis mon jabot.

FBUMIÈBES LECTURES, 121

Voyez ma tête,

Ma rouge aigrette ; Voyez, admirez tout !

L'écho s'apprête,

Il vous répète Mon solennel glouglou.

Ma queue est-elle

Fournie et belle !

Voyez, c'est un soleil.

Tout brille et tremble ;

Que TOUS en semble ?

Suis-je pas sans pareil?

Elle frissonne ;

Elle rayonne, Ma plume de velours !

Faites-moi place,

Et que je passe Triomphant dans ma cour I

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