‹ Premières méditations poétiquesChapitre 104 sur 109 · LES FLEURS · texte numérisé non relu

LES FLEURS

0 terre, vil monceau de boue Où germent d'épineuses fleurs, Eendons grâce à Dieu, qui secoue Sur ton sein ces fraîches couleurs!

Sans ces urnes où goutte à goutte Le ciel rend la force à nos pas.

Tout serait désert, et la route Au ciel ne s'achèverait pas.

Nous dirions: « A quoi bon poursuivre Ce sentier qui mène au cercueil?

Puisqu'on se lasse en vain à vivre, Mieux vaut s'arrêter sur le seuil. »

Mais, pour nous cacher les distances.

Sur le chemin de nos douleurs Tu sèmes le sol d'espérances, Comme on borde un linceul de fleurs!

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