‹ Premières méditations poétiquesChapitre 105 sur 109 · LES FLEURS · texte numérisé non relu

LES FLEURS

Et toi, mon cœur, cœur triste et tendre. Où chantaient de si fraîches voix; Toi qui n'es plus qu'un bloc de cendre Couvert de charbons noirs et froids,

Ah! laisse refleurir encore Ces lueurs d'arrière-saison!

Le soir d'été qui s'évapore Laisse une pourpre à l'horizon.

Oui, meurs en brûlant, ô mon âme, Sur ton bûcher d'illusions.

Comme l'astre éteignant sa flamme S'ensevelit dans ses rayons!

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