‹ Premières notions d'ethnographie généraleChapitre 12 sur 22 · Voyez, sur cette question, le remarqusible rapport de · texte numérisé non relu

Voyez, sur cette question, le remarqusible rapport de

CONDll'IONS DE i>ROSPÉRlTÉ 9'?

missibles que ridicules de certains états qui s'efforcent de conserver la souveraineté de régions où ils sont incapables de s'établir, où ils n'ont point élevé de villes, où ils n'ont pu former aucun centre de population, il existe encore de nos jours, dans les cinq parties du monde, des terres vagues qui appartiennent de droit aux nationalités normales qui voudront s'y établir. Il ne suffit pas de fonder quelques comptoirs sur un vaste territoire, d'élever de loin en loin quelques forteresses, d'y exiler quelques malheureux condamnés, perdus au milieu de vastitudes qu'ils sont incapables de féconder, pour proclamer ces contrées lointaines dépendances ou colonies d'une couronne quelconque. On abuse à ce sujet, de la façon la plus regrettable, de l'usage des couleurs dans la plupart des atlas de géographie, et l'on répand des idées fausses en même temps qu'on se rend complice de crimes plus ou moins prochains, lorsqu'on attribue à telle ou à telle puissance européenne des pays qu'elle n'a aucun droit de réclamer comme sa possession, et qui lui sont attribués uniquement parce qu'elle possède des colonies

Miaoret, dans les Actes de la Société cl' Ethnographie ,

t. VI, p. 21 et suiv. g

Ethnographie généhale 9

dans les mêmes parages, et que, par ignorance, on ne peut indiquer le nom des autochtones ou bien le caractère de territoire vague de ces contrées.

Toute nationalité doit chercher les moyens d'obtenir pacifiquement', et sans nuire à des nationalités étrangères également dignes de respect et de bonne confraternité, outre le sol nécessaire à son organisation sociale, les frontières naturelles, désirables pour sa sûreté et pour le développement de son activité politique, industrielle et commerciale. Le choix des frontières naturelles, sur le caractère desquelles les ethnographes ne sont pas encore arrivés à s'entendre complètement, doit toujours dépendre de Torographie et de l'hydrographie du pays. Les circonstances géographiques qui peuvent contribuer à l'extension et à la facilité des relations internationales doivent être prises en sérieuse considération.

Bien que la possession d'une issue sur la mer, d'un port, en d'autres termes, ne soit pas absolument indispensable à l'existence d'une nationalité, on ne doit pas se dissimuler qu'une telle possession est d'une valeur incalculable pour la prospérité d'un peuple ; que, tôt ou tard, les instincts maritimes, ou

Page 1